Alors qu'apparaissent de nouveaux types de vélos en libre-service dans les rues de la métropole, Montréal n'a pas l'intention d'endurer les infractions.

MAYSSA FERAH LA PRESSE

Vélos qui traînent sur le trottoir, attachés à des panneaux de signalisation et des clôtures ou carrément laissés au milieu de la rue : l'arrivée des vélos électriques JUMP, filiale d'Uber, ne s'est pas faite sans désagréments.  

« Il y a encore trop de délinquance », a dit ce vendredi matin Éric Alan Caldwell, responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal.

M. Caldwell a réitéré en conférence de presse que l'opérateur avait la responsabilité d'informer l'utilisateur sur les bonnes pratiques et de s'assurer que les vélos n'obstruent pas la voie publique. Les infractions sont passibles d'amendes qui s'échelonnent entre 100 $ et 2000 $. Aucune n'a été donnée pour le moment, mais « s'il faut, ça viendra », a dit M. Caldwell.

Celui-ci a souligné la présence d'un règlement particulièrement sévère à Montréal. « Ça se passe mieux que dans beaucoup d'autres villes, on ne parle pas d'une catastrophe, mais ce n'est pas à la hauteur de nos attentes. »

Les points de stationnement permis pour les vélos JUMP sont les supports à vélo publics et les zones désignées par l'opérateur. Mais dispose-t-on de suffisamment de supports à vélos ? M. Caldwell a indiqué que les opérateurs connaissent la situation quand ils demandent leur permis. « C'est un défi qu'on a d'augmenter le nombre de supports à vélos, mais ce n'est pas une excuse pour ne pas respecter un règlement », a-t-il insisté.

Il y a pour le moment un permis émis par la Ville de Montréal à l'opérateur JUMP. Une demande de permis est en cours pour les trottinettes électriques de la compagnie LIME, le dossier étant encore sous analyse. « Nous sommes très sévères, donc ça peut prendre du temps », a expliqué M. Caldwell, qui appelle les citoyens témoins de vélos mal stationnés à signaler toute entrave au règlement.