(Québec) La mairesse de Montréal, Valérie Plante, ne demande pas une «clause spéciale» pour exclure la métropole du projet de loi sur la laïcité.

Si elle affirme qu’elle appliquera la loi telle qu’adoptée, elle s’est à nouveau opposée mardi à l’interdiction du port de signes religieux pour les employés en position d’autorité, comme le prévoit le gouvernement Legault.

De passage à Québec dans le cadre de la deuxième semaine de consultations du projet de loi 21, Mme Plante a aussi demandé à Québec de ne pas appliquer une clause de dérogation pour protéger sa loi de contestations judiciaires basées sur le non-respect de la Charte canadienne des droits et libertés. Selon elle, «si ce projet de loi est assez solide, il devrait passer les tests des tribunaux.»

La mairesse de Montréal souhaite aussi que le ministre responsable du dossier, Simon Jolin-Barrette, lui dise comment les municipalités devront appliquer les dispositions de la loi. «Si vous avez des réponses, je vais les prendre!», a-t-elle lancé en commission parlementaire, affirmant qu’elle sent beaucoup «de tensions» en ce moment dans la société.  

«Je salue le fait que le gouvernement veuille enchâsser dans une loi la laïcité de la province de Québec. Ceci étant dit, [rappelons-nous que] nos lois et nos institutions sont laïques. Le Québec est laïque», a également dit Mme Plante.

En avril dernier, le conseil municipal de Montréal a adopté à l’unanimité une résolution condamnant le projet de loi 21.

La FQM favorable au projet de loi

De passage en commission parlementaire après la mairesse Plante, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) – qui représente des municipalités locales et régionales de comté (MRC) au Québec – s’est pour sa part dite favorable au projet de loi 21.  

Dans son mémoire, la FQM s’est dit «à l’aise» avec l’interdiction du port de signes religieux pour les employés en position d’autorité, qualifiant ces interdictions comme étant «justes et raisonnables».