Refaire le « demi-trottoir » de la rue Brébeuf coûtera 1,2 million à la Ville de Montréal. Au passage, 50 cases de stationnement disparaîtront afin de déplacer la piste cyclable et ajouter des arbres.

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN LA PRESSE

L'administration Plante a autorisé hier un contrat à la firme Cojalac afin de refaire cet été l'aménagement de la rue Brébeuf, construit en 2015. À l'époque, l'administration Coderre avait octroyé un contrat de 2,2 millions à une entreprise pour implanter des pistes cyclables dans une demi-douzaine de rues.

L'aménagement effectué dans la rue Brébeuf a toutefois soulevé la controverse. Pour éviter de faire disparaître une partie du stationnement sur rue, Montréal avait été décidé à faire réduire la taille du trottoir. Voilà, à 70 cm, celui-ci était trop étroit pour être considéré comme un véritable trottoir, mais trop large pour une simple bordure. Tourné en ridicule, l'aménagement avait fait l'objet d'une plainte à l'ombudsman.

Pour l'administration Plante, la reconstruction de la bordure allait de soi. « Il est impraticable, il a eu une plainte à l'ombudsman, on a dit qu'on corrigerait l'erreur, on corrige l'erreur, on vote le contrat », a expédié Éric Alan Caldwell, élu responsable des transports. « CQFD, ce qu'il fallait démontrer », a simplement ajouté Benoît Dorais, président du comité exécutif.

Pour éviter d'empiéter sur le parc, l'élargissement du trottoir sera fait du côté de la rue. Pour ce faire, la piste sera légèrement déplacée vers l'est. L'espace étant restreint, le stationnement sera interdit du côté ouest, faisant disparaître cinquante cases.

Montréal en profitera pour refaire le pavage de la chaussée de la rue dont certaines sections sont jugées en « très mauvais état ». Il ne s'agit pas de travaux en profondeur, mais qui doivent prolonger la durée de vie de la chaussée de 7 à 12 ans.

350 mètres de long

Le terre-plein protégeant la piste cyclable sera élargi pour permettre la plantation d'arbres.

Six entreprises ont participé à l'appel d'offres. La facture de ce contrat de 1,2 million, en incluant les imprévus, est de 16 % inférieure au prix que la Ville s'attendait à payer. Montréal a prévu des pénalités de 1000 $ par jour de retard au chantier, mais aucun boni si le chantier prend fin plus tôt que prévu. Les travaux doivent débuter en juin pour prendre fin en août.