Un Montréalais entend contester le constat d'infraction dont il a écopé pour avoir marché dans la rue afin d'éviter un trottoir recouvert de neige et de glace.

Mis à jour le 20 févr. 2019
SARA CHAMPAGNE LA PRESSE

Selon le récit raconté sur les ondes de CBC news, Lateef Martin marchait le long de la rue Messier, samedi vers 1 h 30 du matin, dans l'arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, quand il aurait été intercepté par un patrouilleur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

M. Martin a raconté qu'il a été arrêté quand il a refusé de fournir une preuve d'identité au patrouilleur. L'homme à la peau noire, qui marchait la tête recouverte d'un capuchon, avance que « sa race » a probablement été un facteur dans son arrestation. Il soutient qu'il revenait à pied d'une soirée chez un ami.

« Naturellement, j'ai décidé de marcher dans la rue parce que c'était plus sécuritaire. L'un de mes amis a chuté et s'était blessé au genou sur ce même tronçon de trottoir plus tôt dans la journée. [...] J'ai voulu être prudent », a-t-il relaté. M. Martin a reçu un constat de contravention de 48 $ pour avoir contrevenu à l'article 452 du Code de la route stipulant qu'un piéton doit emprunter le trottoir plutôt que la rue quand il y a en un longeant une artère.

« Je pense sincèrement qu'il (le policier) a décidé de me donner une contravention parce que j'ai refusé de lui dire où j'allais, et parce que je lui ai répondu sèchement », a précisé M. Martin. Le SPVM a refusé de commenter l'affaire hier, CBC news n'est pas parvenu à obtenir les commentaires de la Ville de Montréal.

Chaque année, la Ville de Montréal verse des milliers de dollars en dédommagements à des citoyens pour des chutes sur les trottoirs de son territoire. Récemment, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé la révision des pratiques de déglaçage sur les trottoirs, notamment avec l'utilisation de chenillettes surnommées « croque-glaces ».