Les pompiers des 67 casernes de Montréal sont désormais formés à administrer la naloxone, un antidote aux surdoses d’opioïdes. C’est ce qu’a annoncé la mairesse Valérie Plante jeudi matin dans une caserne de la rue Ontario. Elle espère que cette mesure pourra sauver des vies.

Morgane Gelly
La Presse

«On doit pouvoir agir plus rapidement, on doit absolument être là pour celles et ceux qui se retrouvent dans une situation qui peut mener à la mort, a dit la mairesse. On espère que ce nouvel outil va contribuer, entre autres, à réduire les dangers liés à la consommation de drogue.»

Bien que la crise des opioïdes se fasse davantage sentir dans l’ouest du pays, le Québec n’est pas en reste. Santé Canada a recensé 424 surdoses mortelles en 2018 dans la province.

En janvier 2018, Valérie Plante avait demandé au ministre de la Santé et des Services sociaux que cette initiative soit mise en place. Les paramédics d’Urgence-santé ont commencé à former des pompiers à partir de septembre de la même année. L’antidote a été déployé progressivement dans les casernes, prioritairement dans les secteurs les plus à risque, Hochelaga-Maisonneuve et Centre-Sud.

Selon Richard Liebman, directeur adjoint du Service de sécurité incendie de Montréal, l’administration de la naloxone par les pompiers premiers répondants a déjà sauvé des vies. «Nous avons une dizaine de cas où les personnes secourues avaient recommencé à respirer avant l’arrivée des paramédics d’Urgence-santé.»