Près d’une semaine après avoir adopté des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, les syndiqués travaillant au parc Jean-Drapeau ont appris qu’ils passeraient au vote concernant le renouvellement de la convention collective. Mais si la Société du parc Jean-Drapeau a annoncé vendredi en fin d’après-midi une « entente de principe », le syndicat soutient s’être seulement entendu pour présenter l’offre de l’employeur.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), auquel est affilié le local 301 du Syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal, s’est étonné de l’annonce publique du côté patronal. Il s’agissait plutôt d’une entente pour présenter l’offre finale et globale de l’employeur, a dit le conseiller syndical Daniel Morin.

Du côté de la Société du parc Jean-Drapeau, on a souligné dans un communiqué des séances de travail « productives ».

La convention collective des quelque 200 employés syndiqués est échue depuis le 31 décembre 2017. La semaine dernière, les membres ont voté à 96 % en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée – juste avant le début de la saison estivale, particulièrement occupée au parc Jean-Drapeau. Les cols bleus syndiqués voulaient  ainsi dénoncer le statut précaire des deux tiers des membres et leurs « conditions salariales moindres », avait indiqué vendredi dernier le SCFP.

Du côté de l’employeur, on considérait que le point principal qu’il restait à négocier était lié aux salaires. Dans un communiqué, le directeur général de la Société s’est réjoui du dénouement des négociations. « Les deux parties ont négocié de bonne foi et de façon cordiale. Je suis confiant que nous pourrons très bientôt entamer une saison estivale à la hauteur de la qualité du service pour lequel nous sommes reconnus », a dit Ronald Cyr.

Le conseiller syndical du SCFP Daniel Morin a indiqué au téléphone vendredi que le syndicat allait « laisser le soin aux travailleurs de bien évaluer les propositions faites par l’employeur ». Il n’a pas voulu indiquer si le syndicat allait recommander aux membres de les accepter ou pas.