L’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, a célébré mardi midi une messe de solidarité avec le diocèse de Paris devant 150 personnes à la Basilique Notre-Dame de Montréal à la suite de l’incendie qui a détruit une partie de la cathédrale Notre-Dame.  

Nicolas Bourcier
La Presse

«Souvent le patrimoine on voit ça comme du passé, mais quand on regarde la cathédrale Notre-Dame, ce n’est pas seulement du passé, c’est du présent parce que l’histoire était présente là et l’histoire habitait dans le cœur des gens», a déclaré Mgr Lépine après avoir officié la messe, en marge de l’autel.

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Environ 150 personnes étaient présentes à la cérémonie.

Il a vu dans cette célébration, non seulement un moyen de solidarité avec les catholiques de France, mais bien avec toute la France elle-même. Il a aussi souligné la tristesse des gens, même chez ceux qui n’y avaient jamais mis les pieds, ce qu’il trouve mystérieux et beau à la fois.

«Le but d’une cathédrale est de protéger un espace pour rencontrer Dieu pour la cité, c’est comme Dieu dans la cité» a expliqué Mgr Lépine. «Ça fait partie de la vie des gens depuis des siècles. Il arrivait des catastrophes, la cathédrale était là. Il arrivait la guerre, la cathédrale était là. Après la guerre, la cathédrale était là.»

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Protection des églises québécoises

L’archevêque croit que nos églises, au-delà du fait que tout peut arriver, sont bien protégées. «Le réseau d’assurances entre les paroisses [La Mutuelle] a des traditions de communication avec chaque paroisse pour s’assurer que les règles de base en termes de système d’alarme, de lien avec la caserne de pompiers, de gicleurs soient respectées.»