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Manifestation d'appui à l'enseignante Kathya Dufault

Quelques dizaines de personnes ont bravé le froid... (Photo Alain Roberge, La Presse)

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Quelques dizaines de personnes ont bravé le froid devant les bureaux de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI), à Saint-Eustache, pour dénoncer « l'omerta » qui entoure le quotidien des enseignants dans les écoles de la province.

Photo Alain Roberge, La Presse

Menacée de congédiement parce qu'elle a dénoncé publiquement les conditions dans lesquelles elle exerçait son travail, l'enseignante Kathya Dufault a reçu ce midi l'appui de collègues et de représentants syndicaux.

Quelques dizaines de personnes ont bravé le froid devant les bureaux de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI), à Saint-Eustache, pour dénoncer « l'omerta » qui entoure le quotidien des enseignants dans les écoles de la province.

En octobre dernier, Kathya Dufault a confié au chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé les raisons pour lesquelles elle quittait temporairement le métier d'enseignante, citant notamment le manque de ressources et la gestion de plus en plus difficile d'élèves avec des troubles d'apprentissage ou de comportement.

La commission scolaire lui a depuis fait parvenir une « intention de résiliation d'engagement », « une façon polie de dire qu'on veut la congédier », dit son avocat Bernard Provencher.

Enseignante depuis 20 ans à cette même commission scolaire, Julie - qui a refusé de nous donner son nom de famille par crainte de représailles - assure qu'elle aurait pu tenir exactement les mêmes propos.  

« Si les parents savaient les conditions dans lesquelles on travaille, je pense que plusieurs d'entre eux seraient ici aujourd'hui pour réagir », dit l'enseignante en adaptation scolaire.

« Tout le monde se voit dans ce que la dame a décrit », ajoute un enseignant de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, à Montréal, qui a lui aussi refusé d'être identifié.

L'enseignante Kathya Dufault était présente à la manifestation organisée par son syndicat, mais ne parle plus aux médias. Elle travaille dans une librairie en attendant de connaitre son sort. « Il faut bien qu'elle gagne sa vie », dit son avocat Bernard Provencher.




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