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Harout Chitilian veut devenir maire

Harout Chitilian, 32 ans, a promis de garder le... (Photo Anne Gauthier, collaboration spéciale)

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Harout Chitilian, 32 ans, a promis de garder le comité exécutif intact et de ne pas se présenter à la mairie de Montréal le 3 novembre 2013.

Photo Anne Gauthier, collaboration spéciale

Et de quatre. Deux ans jour pour jour après être devenu le plus jeune président du conseil de l'histoire de Montréal, Harout Chitilian veut en faire autant à titre de maire intérimaire.

Il a rendu sa candidature officielle à 14h cet après-midi. «Pour ne pas patauger dans les zones grises», il a annoncé du même coup sa démission comme président du conseil. Il estime avoir fait preuve depuis deux ans de l'indépendance et du jugement nécessaires pour diriger «cette grande ville d'Amérique» qu'est Montréal,«une ville exemplaire au point de vue de sa diversité, de sa culture et de son histoire».

M. Chitilian, 32 ans, a promis de garder le comité exécutif intact et de ne pas se présenter à la mairie de Montréal le 3 novembre 2013. Par contre, «à long terme», il n'a pas caché son ambition de briguer un jour le poste.

«Ce n'était pas dans mes plans de me présenter initialement, a-t-il déclaré sur la terrasse de l'hôtel de ville. Plusieurs élus ont initié des discussions avec moi, sur ma contribution à ce conseil, et sur mon apport pour la suite des choses.»

Le plus de candidats possible

Il souhaite apporter une «approche dénuée de partisanerie, mais pas d'empathie envers les Montréalais». «Je ressens la souffrance des Montréalais, ils m'en parlent tous les jours. Je prends ce beau risque en espérant que l'appréciation que je sens au conseil sera transposée dans la fonction si importante de maire».

Lui qui est le quatrième candidat déclaré voit cette course d'un bon oeil. «Je crois en la démocratie. Plus il y aura de candidats, plus il y aura d'alternatives. Je m'engage à me rallier au gagnant dans les minutes qui suivent.»

M. Chitilian, qu'on crédite de l'appui d'au moins une vingtaine de conseillers, a pu compter pendant sa conférence de presse sur la présence de deux d'entre eux, la conseillère Jocelyn Ann Campbell et le maire de l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Lionel Perez. «Ce dont on a besoin, c'est d'un choix rassembleur, quelqu'un qui sera neutre, apolitique, a déclaré M. Perez. Jusqu'à maintenant, M. Chitilian est le seul candidat qui depuis deux ans a démontré son indépendance et son jugement.»

«Stabilité et continuité»

Le président du comité exécutif, Laurent Blanchard, a quant à lui annoncé lors d'un point de presse impromptu qu'il rendrait sa candidature officielle vendredi matin. «J'en suis à jauger mes appuis», a-t-il expliqué. Qu'est-ce qui pourrait le faire changer d'avis? «La vie en général, et les téléphones en particulier», a-t-il répliqué pince-sans-rire.

Il a présenté sa candidature -qui rallierait aussi une vingtaine de conseillers- comme celle de «la stabilité et de la continuité». En réponse à ceux qui voient le cumul des fonctions de maire et de président du comité exécutif d'un mauvais oeil, il a précisé avoir «un préjugé favorable» à cet égard. «Il reste quatre mois. Mais il va falloir qu'il y ait une déclinaison différente de mes responsabilités.»

Servir avant la retraite

Plus tôt en après-midi, Jane Cowell-Poitras, la conseillère de l'arrondissement de Lachine qui a remplacé les maires Gérald Tremblay et Michael Applebaum comme mairesse suppléante, avait fait le saut à son tour.

Mme Cowell-Poitras, qui a déjà annoncé qu'elle ne solliciterait pas un nouveau mandat après 25 années de vie politique, estime que son principal atout est sa « neutralité ».  « Elle est totale, a-t-elle déclaré en point de presse. Comme je compte me retirer, toutes mes énergies seront dirigées sur ce poste. Ce sera une bonne façon de terminer ma carrière en servant les Montréalais. »

Même si elle n'a jamais siégé formellement au comité exécutif, elle estime disposer d'une expérience certaine, ayant été désignée conseillère associée depuis six ans. Elle s'est notamment occupée de politique familiale et des aînés. « Je crois que j'ai quelque chose de différent à offrir. J'ai vu comment ça fonctionnait. »

Ce sont des collègues du conseil municipal  -elle ne les a pas nommés et n'a pas donné leur nombre- qui l'auraient approchée mardi dernier, le jour de la démission du maire Michael Applebaum, pour qu'elle présente sa candidature. « Ils m'ont dit: 'Tu es en poste, pourquoi pas?' Je n'avais jamais pensé poser ce geste. J'ai réalisé que j'avais un certain appui. »

Débat demandé

Alan DeSousa, entré dans la course mercredi après-midi, a par ailleurs réclamé un changement à la formule de l'assemblée qui permettra d'élire un maire par intérim. En novembre dernier, les deux candidats, Michael Applebaum et Richard Deschamps, avaient eu droit à un discours de 20 minutes au conseil pour présenter leur candidature.

M. DeSousa propose d'y ajouter quatre débats de 15 minutes sur les thèmes de l'intégrité, des finances, de la qualité de vie et la transparence. «Ce n'est pas un concours de beauté. Nous devons apprendre des erreurs du passé et connaître le programme de celui pour qui nous avons voté.»

Cette proposition a peu de chances d'être acceptée par le greffier, qui dispose des pouvoirs pour établir les règles d'élection d'un maire intérimaire. Aucun des trois candidats présents hier à l'hôtel de ville n'a appuyé la demande de M. DeSousa.

Les 62 élus montréalais sont convoqués mardi à 9h30 pour élire un successeur à Michael Applebaum, arrêté lundi dernier et qui fait face à 14 chefs d'accusation liés à des pots-de-vin. Il a démissionné le lendemain.




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