Véritables laboratoires urbains pour réduire la place de l'automobile, les «quartiers verts» pousseront comme des champignons à Montréal au cours des trois prochaines années.

Publié le 30 avr. 2013
Karim Benessaieh LA PRESSE

La Ville a annoncé mardi matin la reconnaissance officielle de huit de ces quartiers dans cinq arrondissements, pour lesquels elle investira 10 millions. Les fonds serviront notamment au verdissement, au réaménagement des artères et à l'implantation de pistes cyclables.

Les arrondissements seront chargés de l'aménagement des rues locales.

Communauté et mobilisation

Pour obtenir cette reconnaissance, les projets doivent remplir deux conditions: être délimités dans un quadrilatère précis et «susciter une mobilisation citoyenne», a précisé en point de presse Réal Ménard, responsable des transports au comité exécutif.

Un quartier vert, «c'est plus que de l'aménagement, a-t-il expliqué. C'est un milieu de vie. C'est en lien avec différents réseaux, différentes communautés.»

Pour réaliser ce type de projet, «il faut que toute une communauté se mobilise», a renchéri Josée Duplessis, responsable du développement durable au comité exécutif.

Un des premiers quartiers de ce genre a été aménagé dans Hochalaga-Maisonneuve, entre les boulevard Pie-IX et Viau, au sud de la rue Hochelaga. Dans l'arrondissement de Saint-Laurent, deux quartiers de ce type, Bois-Franc et Toupin, ont également vu se multiplier les installations pour diminuer l'usage de l'automobile.

Sans pouvoir en faire un bilan statistique, le maire de l'arrondissement, Alan DeSousa, est certain des résultats: «Une chose qui n'est pas mesurable, c'est l'indice de bonheur. Et on est au top, top, top dans les quartiers verts.»