Les «chamailleries ridicules» concernant la langue nuisent à l'image de métropole. C'est du moins ce qu'a affirmé mardi le président-directeur général de Tourisme Montréal, Charles Lapointe au cours d'un déjeuner-causerie organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Nathaëlle Morissette LA PRESSE

«Je ne fais pas trop d'urticaire lorsque j'entends parler quelques mots d'anglais à Montréal, a lancé celui qui quittera ses fonctions en juin après avoir passé 24 ans à la tête de Tourisme Montréal. Et je me désole de voir ces querelles un peu vides de sens autour de quelques mots en anglais sur la porte des toilettes d'un restaurant, ou d'un mot italien sur le menu d'un autre restaurant. Ces chamailleries ridicules donnent une image troublante de Montréal à l'étranger.»

Ce dernier faisait notamment référence au fait que l'Office québécois de la langue française (OQLF) ait signifié son mécontentement à un restaurant italien qui utilisait le mot pasta dans son menu. Un autre établissement a également subi les remontrances de l'Office pour avoir inscrit W.-C. sur la porte de ses toilettes.

Invité par les journalistes à préciser sa pensée, à l'issue de la conférence, M. Lapointe a souligné qu'après que ces «querelles linguistiques futiles et farfelues» aient été rapportées dans les médias plusieurs caricatures illustrant le débat se sont retrouvées dans des journaux à travers le Canada, en Angleterre et même jusqu'en Australie. «Et je pense que ce n'est pas bon (pour l'image de Montréal)».

S'il dit être convaincu que le fait français à Montréal contribue à attirer nombre de visiteurs, le grand patron de Tourisme Montréal estime que le «fonctionnement bilingue» de la ville l'aide à tirer son épingle du jeu dans l'industrie touristique.