La Fraternité des policiers de Montréal demande le congédiement immédiat du directeur général de la Ville de Montréal, à la suite des révélations de La Presse sur ses manoeuvres en coulisses visant à se débarrasser du chef de police.

Vincent Larouche LA PRESSE

Le DG de la Ville de Montréal veut la tête du chef de police

>Bras de fer Hébert-Parent: Michael Applebaum plaide l'ignorance

Selon les informations recueillies, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait entrepris des vérifications ciblant son propre patron, soit le directeur général de la Ville, Guy Hébert.

La réplique d'Hébert a été cinglante: un bras de fer s'est enclenché et a remonté jusqu'au gouvernement du Québec afin de tenter d'obtenir la tête du chef de police, Marc Parent.

«Ce matin en lisant l'article de La Presse nous avons été sidérés par cette tentative d'ingérence politique de la direction de la ville dans les affaires courantes du service de police», a déclaré Yves Francoeur, président du syndicat des policiers.

«Nous avons  enfin compris d'où venait l'obstination irrationnelle de la Ville dans le dossier des horaires de travail. C'était une magouille pour monter les policiers contre le directeur Parent, pour que ce soit les policiers qui obtiennent sa démission», a expliqué M. Francoeur.

«Heureusement, les manoeuvres et la politicaillerie pour congédier M. Parent et le remplacer par quelqu'un de complaisant sont un échec. De toute évidence, dans les circonstances, Guy Hébert n'est plus apte à occuper son poste», a martelé le chef syndical.

La Fraternité demande donc à l'administration montréalaise et «plus particulièrement aux partis d'opposition qui font partie de la coalition», de «congédier sans délai» le grand patron de la fonction publique montréalaise.

«Les Montréalais et Montréalaises méritent mieux», affirme Yves Francoeur.

Quant à savoir si le maire Michael Applebaum a toujours sa confiance, M. Francoeur s'est montré prudent. «J'ai beaucoup de difficulté à penser que ce serait une initiative personnelle du directeur général, mais je n'irai pas plus loin», a-t-il avancé.

Pressé de questions, il a dit que la possibilité qu'Hébert ait eu l'appui d'autres personnes est effectivement «matière à enquête».