Le mouvement Occupons Montréal et les nombreuses manifestations étudiantes ont entraîné une restructuration administrative au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Valérie Simard LA PRESSE

«Ces événements ont demandé beaucoup au service de police, explique Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM. Aucun service de police en Amérique du Nord n'a vécu un nombre de manifestations aussi élevé en si peu de temps. Il a fallu s'ajuster.»

M. Lafrenière explique que les grandes manifestations ont mobilisé quotidiennement beaucoup de ressources et ont quelque peu monopolisé le processus de prise de décision à la Direction des opérations du SPVM.

«Les activités autres que les manifestations ont quand même eu lieu, mais comme gestionnaire, c'était lourd d'envoyer les demandes, parce que ça se retrouvait dans le même goulot d'étranglement, indique Ian Lafrenière. Si j'avais un projet dans mon secteur, c'était plus compliqué de le faire approuver.» Il assure toutefois que les services aux citoyens ont été maintenus.

Au cours de l'été, la direction du SPVM s'est ajustée. Pour faciliter le processus décisionnel, elle a regroupé les équipes qui travaillent dans la même sphère d'activité. La réorganisation a été officialisée la semaine dernière.

La direction des opérations a été scindée en trois champs d'activité: les «services directs aux citoyens», les «activités de soutien» et le «développement des processus d'innovation et des pratiques apprenantes».

Selon Ian Lafrenière, ces changements coûteront environ 40 000$ cette année et 100 000$ l'an prochain.

Dans le sommaire décisionnel du comité exécutif de la Ville de Montréal, on peut lire que cette restructuration était nécessaire afin «d'éviter que surviennent de "moins bons coups" au chapitre de la logistique et du soutien administratif».