Fini le caoutchouc: les pompiers montréalais passent au cuir. Pour réduire les nombreuses blessures que se font les combattants du feu, le Service incendie de Montréal (SIM) achète un nouveau modèle de bottes, plus résistantes. À 424$ la paire, elles sont toutefois quatre fois plus chères que les anciennes (109$).

Mis à jour le 18 sept. 2012
Pierre-André Normandin LA PRESSE

Glissades, foulures, perforation par des débris: les défaillances des bonnes vieilles bottes en caoutchouc des pompiers ont provoqué pas moins de 4200 heures d'absence de 2008 à 2010. Afin de régler ces problèmes, le SIM a décidé de se débarrasser des bottes de caoutchouc. Après une batterie de tests, on a adopté un modèle plus moderne, en cuir. Ces nouvelles bottes, beaucoup plus résistantes, ont une durée de vie de 10 ans, soit de 2 à 3 fois celle des anciennes.

En tout, près de 2500 paires de bottes seront achetées d'ici l'an prochain. Ensuite, 700 autres devraient s'ajouter d'ici 2016 pour équiper les recrues, ce qui portera la facture à 1,4 million de dollars.

Ce n'est pas le seul achat que Montréal vient de faire pour le confort de ses employés. L'administration Tremblay a autorisé la semaine dernière l'achat de sous-vêtements, de ceintures de cuir et de souliers pour ses policiers, un facture de 1,1 million.