Lorsque le gouvernement du Québec a signé une entente de partenariat public-privé pour le «parachèvement de l'autoroute 25», à l'automne de 2007, ce n'est pas seulement un pont à péage qui a été mis en chantier, entre Montréal et Laval. C'est aussi la première autoroute privée du Québec.

Bruno Bisson LA PRESSE

> En graphique: le chemin de croix des résidants d'Anjou

Ce tronçon d'autoroute privée fait environ 7,2 km de longueur et s'étend «à partir d'un point situé approximativement à 250 m au nord de la rue Larrey» à Montréal, dans l'arrondissement d'Anjou, jusqu'à l'intersection des autoroutes 25 et 440, à Laval.

L'ancien boulevard Louis-Hippolyte-La Fontaine, dans l'emprise duquel est construite la nouvelle autoroute 25, comptait plusieurs entrées et sorties branchées sur le réseau local de Montréal, notamment vers les boulevards Perras et Henri-Bourassa, qui comptent parmi les infrastructures routières les plus importantes de tout l'est de la métropole.

Ces accès ont été fermés et démolis lors de l'aménagement de la nouvelle autoroute. Afin d'encourager la «ségrégation» entre le trafic autoroutier et la circulation locale, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a situé la «dernière sortie avant le pont à péage» à la limite des propriétés du partenaire privé et du Ministère, soit à «un point situé approximativement à 250 m au nord de la rue Larrey».

En direction sud, pour accéder à l'autoroute, la première entrée pour les résidants du secteur a été placée à la même hauteur.

Cette configuration, établie par le MTQ, fait en sorte que les seuls véhicules pouvant circuler sur un tronçon d'autoroute d'environ 3,4 km entre la rue Larrey et l'entrée du pont de l'A25 sont des clients du pont à péage.

Les coûts globaux du projet d'achèvement de l'A25 sont estimés à environ 500 millions. La participation gouvernementale à son financement totalisera 200 millions sur une période de 35 ans, soit environ 40% des coûts de projet.