Le plus grand projet de l'administration Tremblay depuis les compteurs d'eau, un système de radiocommunication évalué à 200 millions, se dégonfle. Dans le bon sens du terme: le premier contrat important, qui sera approuvé lundi prochain par le conseil municipal, s'élève à 42,5 millions, soit 37% de moins que ce qu'avaient prévu les fonctionnaires en 2008.

Karim Benessaieh LA PRESSE

Cette économie de 25 millions, le président du comité exécutif, Michael Applebaum, la présente fièrement comme un «premier test» depuis que son administration s'est donné le mandat de lutter contre la collusion dans les contrats publics. «C'était un gros contrat important, et nous avons divisé le projet pour avoir une bonne compétition dans tout le processus», a-t-il expliqué en entrevue.

L'an dernier, l'annonce de ce projet ambitieux avait suscité de nombreuses questions des journalistes, qui avaient rappelé le fiasco des compteurs d'eau. «Les gens ont posé de bonnes questions, des questions que j'avais moi-même posées. J'aime analyser les choses pour trouver de nouvelles façons de fonctionner.»

Ironiquement, c'est surtout le retard qu'a pris le projet qui a permis une chute des prix. Le nouveau système, qui était au départ destiné seulement aux policiers, a été complètement révisé à partir de 2008 pour que tous les intervenants en sécurité publique, notamment le Service de sécurité incendie de Montréal, y soient reliés. Il permet notamment la géolocalisation des véhicules, une meilleure coordination des opérations et le cryptage des communications.

En quatre ans, note-t-on à la Ville, le coût des équipements et des consoles radio a «chuté radicalement».