Le Service de police de la ville de Montréal effectue des «vérifications» afin de déterminer si le numéro de matricule de certains policiers a été dissimulé au cours de la manifestation de samedi soir.

Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Pendant toute la soirée, plusieurs centaines d'internautes ont fait circuler une photographie et un court extrait vidéo montrant des policiers avec deux bandes de ruban coloré sur chacun de leurs casques antiémeutes. L'une des deux bandes aurait été apposée sur le numéro de matricule des agents, devant le casque.

«Cette photo a été envoyée aux personnes appropriées pour vérifications», a affirmé le Service de police de la ville de Montréal (SPVM).

L'article 5 du Code de déontologie policière oblige les forces de l'ordre à porter une forme d'identification.

Si certains policiers ont caché leur matricule, ce qui reste à être déterminé, ce n'était pas le cas de tous ceux sur le terrain. La seule fois où la manifestation de samedi soir est passée près d'un peloton de policiers de quartier avec des casques antiémeutes, leurs numéros de matricules étaient bien visibles.

Cette controverse émerge alors que le SPVM dit être victime d'une vague de plaintes destinées à «engorger le système» d'enquêtes internes.

«Il y a même des gabarits qui circulent sur le web, vous pouvez les remplir, il y a des gens qui les ont préparés pour vous afin de porter plainte», avait affirmé Ian Lafrenière à La Presse, jeudi dernier.