Après Richard Bergeron, Louise Harel a elle aussi annoncé dimanche vouloir de nouveau briguer la mairie de la métropole en 2013. Mais afin d'éviter le scénario de 2009, la chef de Vision Montréal souhaite une fusion des partis d'opposition pour défaire l'administration Tremblay, une proposition aussitôt rejetée par Projet Montréal.

Pierre-André Normandin LA PRESSE

L'élection de novembre 2009 devait être la dernière de Louise Harel. «Je ne referai pas ça», avait-elle déclaré en entrevue à La Presse au lendemain de l'élection. Deux ans plus tard, elle affirme avoir trouvé la motivation pour monter à nouveau au front. «Quand on regarde les 10 dernières années, avec le scandale des compteurs d'eau, le cafouillage avec la Société d'habitation de Montréal, l'état des finances publiques et la demi-douzaine d'enquêtes policières en cours, je pense que les Montréalais méritent mieux que ça», a-t-elle indiqué lors d'un point de presse.

Avant d'entrer officiellement dans la course à la mairie, Louise Harel devra d'abord se soumettre au vote des membres de son parti. Vision Montréal devra en effet organiser un congrès à la direction en février 2013 pour déterminer son candidat.

Louise Harel est la deuxième à annoncer officiellement sa candidature à la mairie en 2013, après le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, qui en avait fait l'annonce en août. Le maire Gérald Tremblay se dit quant à lui toujours en réflexion pour savoir s'il sollicitera un quatrième mandat.

Pour éviter une reprise du résultat de novembre 2009 où le maire avait profité de la division de l'opposition pour rester en poste, la chef de Vision Montréal a dit souhaiter une fusion avec Projet Montréal. «Ce serait souhaitable qu'il puisse y avoir un front uni et que, d'une seule voix, tous ceux qui souhaitent un changement à Montréal puissent parler au nom des Montréalais», a-t-elle indiqué.

Projet Montréal a toutefois rapidement rejeté la proposition. «Nous ne voulons pas être associés au lourd passé que traîne Vision Montréal (une centaine d'infractions à la loi électorale auprès du Directeur général des élections et le cas de Benoît Labonté) ainsi que l'immense dette que Vision Montréal a contractée au cours de la campagne électorale de 2009 et qu'ils peinent toujours à rembourser», a répondu par courriel Catherine Maurice, attachée de presse de la deuxième opposition.