Plus de 30 groupes sociaux et une dizaine de professeurs de l'UQAM et de l'Université de Montréal ont dénoncé hier la création de l'équipe d'enquête GAMMA (Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes), mise sur pied par la police de Montréal à la suite d'incidents violents survenus au cours de manifestations anarchistes.

Daphné Cameron LA PRESSE

Dans une déclaration signée rendue publique hier, ils ont dénoncé la «criminalisation» et le profilage politique des groupes militants de la métropole. Cette sortie coïncidait avec le retour devant la justice de deux hommes et deux femmes accusés d'avoir battu plusieurs policiers lors d'une manifestation anticapitaliste le 1er mai dernier.

La première enquête de GAMMA avait mené, cet été, à l'accusation des quatre personnes. Les quatre accusés auront un procès devant juge et jury, a-t-on appris hier. La date de leur enquête préliminaire est fixée aux 11 et 12 décembre prochains.