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Le vérificateur général a rencontré la police

C'est de sa propre initiative que le vérificateur... (Photo: André Tremblay, La Presse)

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C'est de sa propre initiative que le vérificateur général de Montréal, Michel Doyon, est allé rencontrer la police dans cette affaire.

Photo: André Tremblay, La Presse

Si c'est la nouvelle direction de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) qui portera plainte à la police, à la demande du maire Gérald Tremblay, c'est bel et bien le vérificateur général Michel Doyon qui a ouvert la voie à une enquête policière.

On savait que le vérificateur avait recommandé à la SHDM de «saisir la police du dossier» sur lequel il a enquêté. C'est la conclusion de son rapport. Mais hier, il a ajouté, en conférence de presse, qu'il est allé lui-même rencontrer la Sûreté du Québec et le SPVM et qu'il leur a donné des informations particulières qui ne figurent pas dans le rapport qu'il a rédigé sur son enquête sur les aliénations d'immeubles de la SHDM en 2007 et 2008. C'est de sa propre initiative qu'il s'est rendu chez les policiers. Un fait unique dans l'histoire de Montréal.

 

Quand on a demandé à M. Doyon s'il avait connu un tel gâchis au cours de sa carrière, il a répondu que c'était «une première» pour lui. Il a aussi dit que Martial Fillion avait refusé de le rencontrer. Il a reconnu que des éléments de son rapport présentés au directeur général de la Ville, Claude Léger, ne sont pas inclus dans le rapport qui a été remis aux médias lundi.

Par ailleurs, le nouveau président du conseil d'administration de la SHDM, Jean-Claude Cyr, a critiqué la gestion de M. Fillion hier.

M. Cyr, ainsi que le nouveau directeur général de la SHDM, Guy Hébert, condamnent les pratiques de la direction précédente. «J'ai été choqué, voire estomaqué, par de nombreux passages (des rapports), a dit M. Cyr. Comme gestionnaire d'expérience dans le domaine immobilier, je reste outré par le laxisme, le manque de rigueur administrative, l'incompétence dont ont fait preuve certains anciens dirigeants de la Société avant notre arrivée.»

Jean-Claude Cyr juge qu'il faut être prudent, qu'il ne peut dire si des actes criminels ont été commis dans le dossier Contrecoeur et que c'est la raison pour laquelle la SHDM souhaite une enquête policière. S'il critique le processus de sélection qui a mené au choix de Catania pour le développement du Faubourg Contrecoeur, il ne remet pas pour autant en cause la validité de la transaction. M. Cyr ajoute que la SHDM a engagé des discussions avec Catania et a identifié «les litiges (qu'ils devront) résoudre».

«Je vais m'assurer que les 40 familles qui ont acheté des condos puissent en prendre possession dès que possible», a ajouté M. Cyr. Quant à la proposition de Benoit Labonté de mettre la clé dans la porte de la SHDM s'il est élu maire, M. Cyr a dit qu'il serait «dommage que le bien-fondé de la SHDM soit remis en cause».

 




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