(Ottawa) Le Bureau de la concurrence du Canada enquête sur le marketing fait par des entreprises qui fabriquent des lingettes « jetables dans les toilettes ».

La Presse canadienne

Les Amis de la Terre Canada et EcoJustice ont déposé une plainte au sujet de ces prétentions plus tôt cette année après qu’une étude menée par l’Université Ryerson a révélé que 23 sortes de lingettes étiquetées comme « jetables dans des toilettes » ne l’étaient pas en réalité.

Les organisations ont récemment appris que le Bureau a pris le dossier en charge et qu’il a commencé à interroger les parties concernées.

Les municipalités canadiennes estiment qu’il leur en coûte au moins 250 millions par an pour retirer les amas qui obstruent les égouts, appelés « fatbergs », qui se créent lorsque des lingettes et d’autres solides non désintégrés se collent à des substances telles que la graisse de cuisine.

PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

Les « fatbergs » se créent lorsque des lingettes et d’autres solides non désintégrés se collent à des substances telles que la graisse de cuisine.

Des fabricants de lingettes estiment que le problème est causé par les gens qui jettent dans les toilettes des lingettes dont l’emballage n’indique pas qu’il est possible d’en disposer de cette façon, notamment des lingettes pour bébés et des chiffons de nettoyage.

En juin, la Cour fédérale de l’Australie s’est prononcée contre une plainte déposée par un organisme de protection des consommateurs au sujet des lingettes jetables dans les toilettes, tranchant que les lingettes risquaient de causer des dommages aux réseaux d’égout domestiques, mais qu’il y avait d’autres coupables.