Conseils pour diminuer son empreinte écologique ou pour se préparer à une catastrophe écologique, essai de véhicules électriques ; l’arrondissement de Saint-Laurent tient samedi son premier Rendez-vous de l’écocitoyen.

Jean-Thomas Léveillé Jean-Thomas Léveillé
La Presse

L’eau monte subitement dans le quartier ; il faut quitter sa demeure dans la précipitation.

À peine le temps de prendre quelques vêtements, mais pas les documents importants, ni les médicaments des enfants, restés dans la pharmacie de la salle de bain du sous-sol.

Cet exemple démontre que tout le monde devrait avoir une « trousse d’urgence » à portée de main, estime la Croix-Rouge, qui donnera justement un atelier sur le sujet samedi au premier Rendez-vous de l’écocitoyen de l’arrondissement de Saint-Laurent.

Avec le réchauffement climatique, les catastrophes surviennent de manière plus récurrente, relève Youri Forestal, porte-parole de l’organisation, qui y voit une raison de plus de bien se préparer.

« On constate que des communautés bien préparées réagissent mieux en cas de sinistre », a-t-il indiqué dans une entrevue à La Presse.

Les événements climatiques ne sont pas les seuls qui justifient de se munir d’une trousse, dit-il, donnant l’exemple d’un incendie, ou encore ils peuvent contraindre les gens à rester à leur domicile dans des conditions difficiles, comme ce fut le cas lors de la crise du verglas.

« On prépare [la trousse d’urgence] autant pour quitter rapidement son domicile en cas de sinistre que pour vivre confiné pendant 72 heures », illustre M. Forestal, ce qui permet de « traverser le sinistre de manière un peu plus sereine ».

L’arrondissement de Saint-Laurent vient d’ailleurs d’actualiser son « guide du citoyen en situation d’urgence », pour aider la population à se préparer en cas de sinistre.

Une « grande foire »

L’idée derrière ce premier Rendez-vous de l’écocitoyen n’est pas que de se préparer au pire, il vise surtout à proposer des « outils concrets » aux citoyens qui veulent préserver l’environnement.

« C’est comme une grande foire », illustre le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa, énumérant une multitude d’exemples de ce qui attend samedi les visiteurs au complexe sportif de l’arrondissement, du potager urbain à l’économie d’énergie, en passant par l’organisation d’une fête d’enfants « zéro déchet ».

« Ce sont des choses pratico-pratiques, les gens cherchent des solutions et c’est ce qu’on veut leur proposer », dit-il.

Saint-Laurent a investi « beaucoup d’efforts » depuis près de 20 ans en faveur du développement durable, fait valoir le maire DeSousa, évoquant l’utilisation de la géothermie pour chauffer et climatiser son complexe sportif et une de ses bibliothèques.

Cette année, on a voulu que les citoyens embarquent de la façon la plus active possible.

Alan DeSousa, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent

Les entreprises ont aussi été invitées à participer ; un volet « corporatif » de l’événement se tenait hier.

Car avec 4500 entreprises sur son territoire, Saint-Laurent est l’un des principaux pôles industriels et technologiques du Québec.

« Les compagnies, si elles embarquent, vous pouvez imaginer la puissance que ça peut représenter », s’enthousiasme le maire.

Mieux comprendre

Le Rendez-vous de l’écocitoyen se veut aussi pédagogique, avec des conférences pour permettre de mieux comprendre le phénomène des changements climatiques, le concept de transition énergétique ou encore l’écoresponsabilité.

Des ateliers proposent aussi des solutions pour limiter son exposition aux substances toxiques qui sont omniprésentes dans notre quotidien.

Un espace familles propose également des activités éducatives sur l’environnement, de même que des animations et du divertissement pour les enfants et leurs parents.

Saint-Laurent décidera après l’événement s’il en fera un rendez-vous récurrent, mais le maire DeSousa soumet déjà que sa pertinence ne s’amenuisera pas de sitôt.

« Le changement climatique ne disparaîtra pas [aujourd’hui] juste parce qu’on a sensibilisé tout le monde. »