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Un écologiste américain ne sort plus ses poubelles depuis un an

Réduire au maximum sa production d'ordures est le credo de Dave Chameides, un... (Photo: La Presse)

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Photo: La Presse

Agence France-Presse
Los Angeles

Réduire au maximum sa production d'ordures est le credo de Dave Chameides, un écologiste californien sur le point de réussir le défi qu'il s'était fixé pour l'année 2008: ne plus sortir les poubelles.

Dans sa maison de Los Angeles, à quelques rues de Hollywood, ce caméraman de 39 ans a trié, puis stocké dans sa cave ses déchets et ceux de sa famille, tenant sur internet (https://365daysoftrash.blogspot.com) la chronique de ses efforts pour réduire son impact sur l'environnement.

Et au 350e jour du défi, la minuscule cave de «Sustainable Dave» («Dave le durable», son surnom sur la Toile) est loin d'être pleine à ras-bord des ordures malodorantes que lui promettaient certains visiteurs de son blog au lancement de l'opération.

Les déchets de la famille Chameides (Dave, son épouse et leurs deux enfants) totalisent environ 15 kg depuis le 1er janvier 2008. Soit 200 fois moins par personne qu'un habitant lambda des Etats-Unis.

«Si j'étais un Américain moyen, cette cave tout entière serait remplie de bouteilles en plastique», explique M. Chameides, silhouette d'étudiant dégingandé et cheveux grisonnants.

Depuis un an, il boit de l'eau du robinet, «sauf lors de mes vacances au Mexique», dit-il. Mais il a poussé son engagement jusqu'à ramener du Mexique ces bouteilles dans ses valises et à les stocker, au côté d'autres récipients vides.

Dave Chameides a une bête noire, les emballages. Il a réduit leur nombre en achetant son riz et ses haricots au kilo, et en effectuant ses courses de légumes au marché hebdomadaire de son quartier.

«La nourriture, encore, ce n'est pas trop grave. Mais avec les DVD, les jouets pour les enfants, ce sont des emballages indésirables. Vous les payez à l'achat et vous payez à nouveau pour qu'on vous en débarrasse» via la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères, remarque-t-il.

Toujours dans sa cave, un cageot recueille les déchets dangereux ou toxiques, comme des ampoules, des piles, un filtre à huile de voiture et un disque dur d'ordinateur défectueux.

Le 1er janvier 2009, il ne mettra pas ces rebuts sur le trottoir; emblématiques, ils vont être exposés au «musée des ordures» à Hartford (Connecticut, nord-est), un établissement retraçant la gestion des déchets à travers les âges.

Quant aux ordures organiques, comme les peaux de banane et les coquilles d'oeufs, «les vers s'en occupent», dit-il en désignant une boîte en plastique dans laquelle grouillent des vers de terre qui transforment ces déchets en compost, un engrais naturel.

«Je peux y mettre tous les déchets naturels et du papier, mais pas la viande ni le poisson, ça prend trop de temps à se décomposer (...) c'est vraiment un système très efficace», dit-il.

Adepte des panneaux solaires pour alimenter une partie de sa maison en électricité et propriétaire d'une voiture fonctionnant à l'huile de friture usagée, M. Chameides se défend d'être un extrémiste et affirme que n'importe qui peut vivre comme lui, sans sacrifier sa qualité de vie.

«Je mange des produits plus frais, j'économise de l'argent, je soutiens l'économie locale, pour moi ça vaut le coup», affirme-t-il. «Je ne vis pas dans une grotte. (...) Selon les critères de beaucoup de gens, nous avons une vie formidable.»

A l'approche de Noël, les enfants Chameides (4 et 6 ans) vont-ils faire dérailler l'opération en envahissant la cave d'emballages de cadeaux? «Dave le durable» a réponse à tout. «Généralement, on emballe les cadeaux dans des vêtements, ça leur fait deux cadeaux au lieu d'un, et ils trouvent ça très chouette», dit-il.




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