Dans le but d’uniformiser et d’accélérer le traitement des plaintes dans les écoles du Québec, le gouvernement nomme son premier protecteur national de l’élève. Il s’agit de Jean-François Bernier, ancien vice-protecteur du citoyen.

Publié le 30 juin
Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

M. Bernier a été choisi pour son « excellente maîtrise des mécanismes de règlement des différends et [sa] bonne connaissance du système éducatif québécois », écrit le ministère de l’Éducation dans un communiqué publié jeudi matin. Il est actuellement président de la Commission des libérations conditionnelles du Québec.

Le gouvernement Legault a entrepris de réformer la manière dont les plaintes sont traitées dans les écoles à la suite, notamment, de la publication en 2017 d’un rapport très critique du Protecteur du citoyen, qui observait que l’exercice avait des airs de « course à obstacles ».

Le manque d’indépendance des protecteurs de l’élève chargés de traiter ces plaintes au sein des centres de services scolaires avait aussi été relevé. À certains endroits, le protecteur de l’élève n’avait reçu aucune plainte pendant toute une année scolaire. On l’expliquait par un « niveau de satisfaction élevé » des parents et élèves.

La réforme, qui sera en vigueur à la rentrée 2023, doit assurer une réduction du temps de traitement des plaintes et un maximum de trois étapes pour se faire entendre.

Dans ce cadre, le protecteur national de l’élève (PNE) devra veiller à ce que tous les élèves du Québec, « plus particulièrement les clientèles vulnérables », aient accès à un processus d’examen des plaintes équitable.

En entrevue avec La Presse la semaine dernière, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, avait assuré que cette nouvelle manière de faire constituait un véritable « changement de culture » pour les écoles.