À deux jours de la rentrée universitaire, le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval dit être dans le noir et réclame un plan clair de Québec pour la session d’hiver 2022.

Publié le 8 janvier
Léa Carrier
Léa Carrier La Presse

« La session va s’amorcer et nous sommes sans nouvelles de la ministre [de l’Enseignement supérieur] Danielle McCann », déplore Louis-Philippe Lampron, président du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval.

Lundi, les étudiants de la province commenceront leur session universitaire en ligne. Tous pourront être de retour sur le campus à compter du 17 janvier, mais devant la fulgurance de la cinquième vague, Québec a autorisé vendredi dernier les universités à reporter leur rentrée en présentiel au 31 janvier.

L’Université Laval s’est prévalue de cette marge de manœuvre. Au-delà de ces trois semaines, le syndicat est dans le noir total.

« Ce qu’on attend [du ministère de l’Enseignement supérieur], c’est une latitude et une flexibilité. L’enseignement universitaire ne peut pas se déterminer à la petite semaine. Ce n’est pas vrai que basculer en ligne un cours qui est prévu pour être donné en personne ou l’inverse, ça se fait en criant ciseau. Ce n’est pas parce qu’on l’a fait quand la bombe a explosé en mars 2020 que c’était quelque chose de souhaitable », affirme M. Lampron.

Temps d'adaptation

Le professeur de la faculté de droit craint aussi que le gouvernement n’attende la fin janvier avant de donner ses directives concernant le maintien ou non des cours en ligne. Malgré les apprentissages technologiques acquis au cours des sessions précédentes, « il faut se donner le temps de faire les choses correctement ».

« Un cours en personne ne peut pas se donner de la même manière qu’un cours en ligne. Les professeurs, les chargés de cours et les étudiants ont besoin de temps pour s’adapter », estime M. Lampron.

Dans les cégeps aussi, l’incertitude plane. En entrevue avec La Presse, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Samuel Vaillancourt, a estimé qu’il serait temps que la ministre Danielle McCann s’adresse aux étudiants. La Fédération des enseignantes et enseignants de cégep croit aussi difficilement à un retour en présentiel d’ici le 24 janvier, date à laquelle la plupart des élèves auront repris les cours.