Une vingtaine de personnes ont été en contact avec un cas de COVID-19 lors de la collation des grades de la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, vendredi dernier. L’évènement a réuni plus d’un millier de personnes au Palais des congrès de Montréal, mais l’université affirme qu’aucune transmission n’a eu lieu à la suite de cette journée.

Publié le 22 déc. 2021
Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

Annulées depuis plus d’un an et demi en raison de la pandémie, les collations des grades ont repris dans plusieurs universités au cours des dernières semaines. À l’Université Laval, par exemple, elles ont eu lieu à la fin de novembre.

C’est la semaine dernière que l’Université de Montréal a tenu les siennes au Palais des congrès. À la suite de l’évènement réunissant 350 diplômés en pharmacie et leurs 850 invités, l’université a dû envoyer un courriel à une « vingtaine » de personnes qui avaient été en contact avec quelqu’un qui a reçu un diagnostic de COVID-19. On leur a dit de surveiller l’apparition de symptômes.

Depuis, aucun autre cas n’a été porté à l’attention de l’Université de Montréal. « Il n’y a absolument rien qui nous indique ou qui indique à la Santé publique qu’il y a eu de la transmission lors de cet évènement », dit Geneviève O’Meara, porte-parole de l’Université de Montréal.

La veille de l’évènement, la province rapportait près de 2400 nouveaux cas de COVID-19.

En conséquence, des mesures sanitaires accrues ont été mises en place pour les deux cérémonies de ce vendredi-là, explique-t-on à l’Université de Montréal. En plus du port du masque, il y avait de la distanciation dans la salle.

Pour toutes les collations des grades, les passeports vaccinaux ont été exigés. Celle de la faculté de médecine, le 14 décembre, a réuni environ 600 diplômés et 1500 invités. Ce jour-là, face à la montée du variant Omicron en Ontario, le premier ministre François Legault déclarait : « On peut penser que ça va venir ici. »

L’Institut national de santé publique du Québec a rapporté mardi qu’il est désormais dominant dans la province.

Les éclosions en forte hausse à Montréal

Pour justifier la tenue de ses évènements réunissant plusieurs centaines d’invités, l’Université de Montréal appelle à « remettre en perspective ce qui se passait » il y a encore quelques jours seulement.

Plusieurs évènements réunissant plus d’un millier de personnes ont en effet eu lieu la semaine dernière dans la métropole. Une journée avant la collation des grades des diplômés en pharmacie, le 16 décembre, Louis-Jean Cormier a donné un concert devant 2000 personnes au MTELUS. Le 17 décembre, un gala de boxe, pour lequel la limite de spectateurs avait été fixée à 5000, a eu lieu au Centre Bell après avoir obtenu l’aval de la Santé publique de Montréal.

La Direction régionale de santé publique de Montréal indique qu’en date du 21 décembre, on compte 347 éclosions de COVID-19 à Montréal. Il y en avait moins de 200 la semaine dernière.

« Il y en a dans tous les secteurs qu’on surveille », dit son porte-parole, Jean-Nicolas Aubé.

De ce nombre, 126 éclosions sont survenues dans des écoles primaires, sept dans des écoles secondaires ou professionnelles et une touche le milieu universitaire. La Santé publique ne dévoile pas les endroits où ont lieu ces éclosions.

Jean-Nicolas Aubé rappelle en outre que « ce n’est pas parce qu’il y a un évènement qu’il y a nécessairement une éclosion ». Les enquêtes épidémiologiques donneront les réponses dans quelques jours, dit-il.