(Montréal) S’il est porté au pouvoir, la Parti québécois (PQ) s’engage à investir 1,17 milliard sur cinq ans pour un réseau de services de garde « 100 % CPE », ont annoncé le chef Paul St-Pierre Plamondon et sa porte-parole pour la famille, Véronique Hivon, en conférence de presse vendredi dans le CPE La Petite-Patrie, à Montréal.

Clara Descurninges La Presse Canadienne

« Toutes les nouvelles places qui doivent être développées doivent l’être en CPE », a plaidé Mme Hivon, qui propose aussi de lancer « un vaste chantier sur l’accessibilité » afin de permettre aux garderies privées de se convertir au public.

« Il faut cesser ce système à multiples vitesses […] qui est comme un monstre à plusieurs têtes où personne ne s’y retrouve », a-t-elle déclaré.

M. Plamondon, lui, a qualifié le réseau actuel d’« anarchique, chaotique et incompréhensible », comme il y a « toutes sortes de catégories d’établissements », et déploré le fait que de nombreux parents « sont sur des listes d’attente depuis des années ».

Interrogée au sujet des coûts liés à sa proposition, Mme Hivon a répliqué que « c’est une question de priorité », arguant que l’implantation des maternelles quatre ans risque de coûter bien plus aux Québécois.

Elle a appelé à « s’éloigner de cette obsession de mettre tous ses œufs dans le même panier des maternelles quatre ans », qui était l’une des promesses phares du gouvernement de François Legault.