(Montréal) Au moins 970 garderies privées non subventionnées auraient fermé leurs portes pour la journée de mercredi, en signe de protestation contre les conditions dans lesquelles elles doivent opérer, comparativement aux services de garde subventionnés.

Lia Lévesque La Presse Canadienne

L’Association des garderies non subventionnées en installation compte 1350 membres et, de ce nombre, au moins 970 seraient fermés, a affirmé en entrevue mercredi David Haddaoui, président de l’association.

Il se pourrait d’ailleurs que cette journée de fermeture ne soit qu’un prélude à d’autres journées de protestation.

Les garderies privées non subventionnées trouvaient déjà la situation injuste, mais l’annonce par le gouvernement Legault d’une hausse partielle du salaire des éducatrices dans les Centres de la petite enfance a été « le dernier coup de massue », a décrit M, Haddaoui.

« Nous, on n’a pas les moyens de suivre. Non seulement on va perdre nos garderies, mais aussi on va perdre nos éducatrices pour nos enfants. C’est inadmissible », se plaint-il, en soulignant que ces garderies privées accueillent 70 000 enfants.

Il ne blâme pas les parents de chercher une place subventionnée, où ils paieront 8,50 $ par jour plutôt que 40 $. « Il y a une iniquité au sein de ce secteur de la petite enfance et qui ne date pas d’aujourd’hui », souligne-t-il.

Il soutient que dans la situation actuelle, les garderies privées non subventionnées « sont devenues une salle d’attente » pour les garderies subventionnées.

Il souhaite donc une aide pour les garderies privées non subventionnées et un « plan efficace pour la main-d’œuvre au sein » de ces garderies.

Il dit attendre « de pied ferme » l’annonce que doit faire le ministre de la Famille Mathieu Lacombe au sujet de l’organisation des services de garde.

Mardi, dans son discours d’ouverture de la session parlementaire, le premier ministre François Legault a encore fait référence aux 37 000 places visées. Québec doit en effet recevoir 6 milliards d’ici cinq ans de la part du gouvernement fédéral pour le réseau des services de garde.