Des dizaines de milliers de parents pourraient se retrouver sans garderie dès le 24 septembre. 11 000 travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) affiliés à la CSN ont annoncé jeudi le déclenchement d’une grève de 10 jours.

Florence Morin-Martel
Florence Morin-Martel La Presse

« C’est à 97 % que nos membres ont adopté le mandat de grève, a indiqué Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS – CSN), dans un communiqué. Il s’agit pour nous d’un message extrêmement fort envoyé au gouvernement ; vos offres déposées en juillet sont insuffisantes et si vous souhaitez en arriver à une entente, vous devrez revenir à la table avec une proposition sérieuse »

Le premier jour de grève se tiendra le 24 septembre et touchera 700 CPE. Les neuf autres jours de grève seront décrétés au moment opportun, a précisé le communiqué. « Par respect pour les parents, qui sont très nombreux à nous appuyer, nous nous engageons à les informer à l’avance afin de leur permettre de trouver des solutions de rechange », a indiqué Stéphanie Vachon.

Des solutions concrètes sont demandées pour résoudre la surcharge de travail, les difficultés de recrutement et le manque de personnel. Les employés de CPE réclament une augmentation salariale qui touche tous les titres d’emplois et pas seulement les éducatrices qualifiées, comme le propose le gouvernement avec la hausse de 12 %.

Cette grève vise aussi à protester contre les « reculs que tente d’imposer l’employeur », comme la réduction de l’accès aux congés et l’augmentation du temps supplémentaire obligatoire, a fait valoir Mme Vachon.

Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor, souhaite rencontrer les représentants syndicaux et patronaux « afin d’intensifier les négociations », a indiqué Samuel Bouchard Villeneuve, conseiller politique du cabinet. « Des rencontres ont eu lieu dès aujourd’hui (jeudi) », a-t-il soutenu.