(Montréal) Les 73 000 enseignants représentés par la CSQ prévoient faire une deuxième grève d’une durée de quelques heures, le 27 avril.

Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Le débrayage aura lieu de 14 h 45 à 17 h cette journée-là, a fait savoir la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Les 73 000 enseignants en question travaillent au sein de 58 centres de services scolaires francophones ou commissions scolaires anglophones, au préscolaire, au primaire, au secondaire et à la formation professionnelle.

Ces enseignants avaient déjà débrayé une première fois durant quelques heures de 0 h 01 jusqu’à 9 h 30, mercredi dernier.

En entrevue vendredi, la présidente de la FSE, Josée Scalabrini, a dit espérer qu’en ayant une dizaine de journées de préavis, les gestionnaires scolaires pourront « cette fois-ci » s’adapter, plutôt que d’amener sa fédération devant les tribunaux, comme ça a été le cas pour la grève de mercredi dernier.

« Il appartient à l’administratif de trouver des solutions [devant ce type de grève de quelques heures]. On espère grandement qu’ils vont se préparer rapidement », a affirmé la dirigeante syndicale.

Les gestionnaires scolaires s’étaient adressés en vain à la Cour supérieure pour tenter d’empêcher l’exercice de ce type de grève partielle, parce qu’elle leur causait des maux de tête en termes d’organisation, notamment pour le transport d’écoliers et les services de garde.

Déboutés par la Cour supérieure, les gestionnaires scolaires s’étaient ensuite adressés au Tribunal administratif du travail. Mais finalement, la grève de quelques heures a eu lieu mercredi dernier.

Et, selon Mme Scalabrini, la grève, et même la simple menace de grève, ont eu leur effet. « C’est drôle : depuis qu’on a annoncé la première grève, on a vu les choses s’accélérer à la table » de négociation, a-t-elle affirmé.

« Notre objectif, nous, c’est enfin d’aller conclure avec une amélioration significative de la tâche pour les enseignants, des services aux élèves, avec un appui aux jeunes enseignants, sans oublier le salaire. On veut être capable d’avoir un tout cohérent, pour rapidement aller présenter ça à nos membres, et permettre de se concentrer sur la prochaine année scolaire », a résumé Mme Scalabrini.

Le mandat de grève sur lequel les membres de la CSQ dans l’ensemble du milieu de l’éducation se sont prononcés en est un de « l’équivalent de cinq jours » de grève.

Cette grève du 27 avril ne touchera que les enseignants membres d’un syndicat rattaché à la Fédération des syndicats de l’enseignement, affiliée à la CSQ. Les syndicats d’enseignants qui sont rattachés à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ne sont pas concernés.