Québec ajoute trois journées pédagogiques à l’année scolaire en cours pour donner le temps aux enseignants de faire davantage de formation et de planification dans le contexte de la COVID-19. Il s’agit d’une demande formulée au printemps par les syndicats d’enseignants.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

« Ce sont des journées de planification et de formation. Ce ne sont pas des congés », explique Geneviève Côté, attachée de presse du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge.

Elle précise que le service de garde pour les élèves sera gratuit pour ces trois journées ajoutées au calendrier scolaire. Ces journées pédagogiques devront en outre être réparties sur trois mois différents.

À la Fédération des syndicats de l’enseignement, on rappelle qu’on demande ces journées supplémentaires depuis le mois de mai. « Ça fait longtemps qu’on dit que notre monde a besoin de temps », indique sa présidente Josée Scalabrini.

« Depuis mai, on explique pourquoi on a besoin de ça. On a commencé notre année scolaire comme si de rien n’était. On le disait [au gouvernement] qu’on n’était pas prêt et nos enseignants sont à bout de souffle, dans un état d’extrême fatigue », poursuit Mme Scalabrini.

De son côté, la Fédération des établissements d’enseignement privés dit qu’elle aurait préféré ne pas se faire « imposer » ces journées par Québec.

« Certaines écoles pourraient avoir besoin de ces journées de formation alors que d’autres, jugeant que leurs enseignants sont suffisamment formés et expérimentés en enseignement virtuel, devraient pouvoir choisir d’offrir toutes les journées d’école possible aux élèves dans le contexte actuel », dit son président David Bowles.