En pleine période d’examens de mi-session, l’Université de Montréal connaît des ratés avec sa plateforme en ligne en raison d’un achalandage trop important.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

Dans une note diffusée sur Facebook, l’Université de Montréal explique que sa plateforme d’apprentissage à distance « StudiUM » est « instable en raison d’une hausse importante de fréquentation en cette période d’examens » et que cela crée des pannes répétées, mais brèves. Elle demande donc aux étudiants de réessayer de se connecter « à intervalle de 15 minutes » pour éventuellement régler le problème.

« Nous sommes conscients des inconvénients et du stress qu’occasionne cette panne, alors même que nos étudiants et étudiantes dépendent plus qu’à l’habitude des outils numériques pour parfaire leur formation et passer leurs évaluations », écrit l’Université de Montréal, qui assure que ses équipes sont à corriger le problème.

Ce n’est pas la première fois de la session que l’UdeM connaît des ratés avec son système d’enseignement en ligne, note la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM). « Malheureusement, c’est arrivé à quelques reprises qu’il y ait des problèmes de serveurs », dit sa secrétaire générale, Sandrine Desforges.

« Il faut que l’UdeM mette en place des mesures pour que ça n’arrive plus et communique plus largement quel sera l’accommodement pour les étudiants qui ont été impactés », poursuit Mme Desforges. Les étudiants doivent savoir en amont ce qui arrivera si une panne survient en plein examen, illustre-t-elle. Sera-t-il prolongé ? Repris plus tard ?

La porte-parole de l’UdeM affirme qu’il n’y a pas de « réponse unique » à ces questions. « Certains ont pu reprendre leur examen quelques minutes après, nous sommes conscients que ce genre de situation engendre du stress et de l’anxiété supplémentaire. D’autres seront repris dans les prochains jours/semaines, ce sont les professeurs qui informeront leurs étudiants des différents reports », explique Geneviève O’Meara.

Sur les réseaux sociaux, des étudiants s’impatientent. « Incompétence crasse », écrit une étudiante sur Facebook, qui déplore que l’université impose à certains des examens dits « synchrones », « un cauchemar à gérer ». « Comment cela se fait que c’est aussi répétitif ? », demande un autre.

Une femme qui se présente comme une professeure rappelle le stress que vivent les étudiants qui font des examens en ligne. « Comment se peut-il qu’on n’ait pas anticipé la hausse de fréquentation sur la plateforme pour la période d’examens de mi-session ? Vous présentez les pannes comme une fatalité ! Il vaudrait mieux prévenir que réagir… », écrit-elle.