(Montréal) Les cégeps et universités qui se trouvent en zones rouges doivent maintenant mettre en application leurs plans d’urgence et tenir un minimum d’activités sur les campus.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

Québec disait jusqu’à tout récemment vouloir favoriser le plus de présence possible sur les campus des cégeps et universités, mais voilà que pour les établissements en zone rouge, la consigne contraire s’applique désormais.

« On disait depuis le début : “ donnez le plus de présentiel possible dans vos établissements ”. À ce moment-ci pour les établissements qui sont dans les zones rouge ce qu’on dit, c’est “ donnez le plus possible la formation et les activités à distance ” », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur Danielle McCann en point de presse lundi à Montréal.

Contrairement au printemps, où tout était paralysé pendant plusieurs semaines, certaines activités sur les campus sont maintenues. C’est le cas des cours et des services « qui nécessitent une présence essentielle », de même que les cours donnés en laboratoire. Les stages, incluant ceux qui se déroulent dans des écoles, sont maintenus et les bibliothèques demeurent ouvertes pour le prêt de documents ou pour du travail individuel. Il en va de même pour les résidences étudiantes.

Toutes les activités de socialisation sur le campus sont « strictement interdites », a précisé Danielle McCann, qui a dit penser particulièrement aux étudiants en sont à leur première année d’études.

La situation peut être difficile en ce moment, je vous comprends. C’est long mais c’est temporaire et il y aura de la lumière au bout du tunnel éventuellement. N’hésitez pas à demander de l’aide.

Danielle McCann, ministre de l’Enseignement supérieur

La Centrale des syndicats du Québec a salué les mesures mises en place pour maximiser l’apprentissage et la recherche à distance, mais exhorte la ministre McCann à prendre acte de la « pression psychologique » vécue par le personnel.

« L’enseignement à distance crée du stress dans la communauté étudiante, mais on oublie trop souvent le personnel, qui doit accomplir sa mission en s’adaptant à des réaménagements incessants qui créent un surcroît de travail et une pression professionnelle additionnelle au quotidien », a déclaré sa présidente Sonia Éthier.