(Québec) Les élèves vulnérables auront de nouveau droit à un certain accompagnement particulier de leurs spécialistes et les activités parascolaires pourront reprendre dans les écoles du Québec dès lundi, y compris les programmes Sport-Études, Arts-études et le sport interscolaire, a annoncé le gouvernement Legault vendredi.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

Dans le communiqué, le gouvernement souligne que la reprise des parascolaires est possible parce que « la situation globale demeure maîtrisée deux semaines après la rentrée scolaire ».

Cependant, la reprise de ces activités demeure tributaire du nombre de cas dans chaque région. Ainsi, les élèves d’écoles situées dans des régions considérées comme vertes ou jaunes pourront fréquenter jusqu’à deux groupes stables autres que leur groupe-classe principal dans le cadre de projets pédagogiques particuliers et d’activités parascolaires.

Par contre, les écoles devront revenir aux groupes stables fermés lorsque leurs régions basculeront en zone orange, signe d’un COVID-19 plus présent. Quant aux zones rouges, les activités parascolaires y seront automatiquement suspendues.

Pour ce qui est des élèves vulnérables, les professionnels (orthopédagogues, orthophonistes, etc) pourront regrouper, en petits groupes stables et dans le respect des mesures de distanciation physique applicables, des élèves venant de différents groupes-classes.

Autre ajustement : les élèves de 4e et 5e secondaire pourront suivre dans des groupes stables différents leurs cours à option qui sont des prérequis pour la poursuite de leur parcours scolaire.

« Maintenant, nous devons tous continuer de respecter les consignes sanitaires en tout temps, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école, a plaidé Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation. Nous avons tous un rôle à jouer pour nous assurer de maintenir une offre maximale de services pour nos jeunes, partout au Québec. »

Comment cela se traduira-t-il sur le terrain ? Dans le plus gros centre de services du Québec, celui de Montréal, le porte-parole Alain Perron explique que l'organisme est en train d'analyser la décision et que « chaque école communiquera à ses parents les ajustements qu'il sera possible de faire » pour permettre la reprise des activités parascolaires.

Cela ne s'annonce pas facile, cependant, les services des spécialistes sportifs ou artistiques n'ayant pas nécessairement été retenus et les échos du terrain évoquant la complication de limiter le nombre de bulles dans lesquelles se trouveront les enfants.

Depuis l'abolition des commissions scolaires, une plus grande latitude est laissée à chaque direction d'école, ce qui peut aussi amener des réalités très différentes d'une école à l'autre.