Après les enseignants de la CSQ, qui ont récemment rejeté les dernières offres du Conseil du trésor, c’est au tour de ceux de la FAE de faire de même et de demander, même, une suspension des négociations jusqu’en septembre.

Lia Lévesque
La Presse canadienne

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) affirme lundi que ses syndicats locaux ont également rejeté les offres patronales, qui avaient été déposées et mises en ligne à la fin du mois de mai.

Ces offres en vue du renouvellement des conventions collectives des secteurs public et parapublic sont de 1,75 puis 1,75 et 1,5 % d’augmentation pour l’ensemble des employés de l’État, en plus de montants forfaitaires.

Pour les enseignants, Québec n’abolit plus les six premiers échelons, contrairement à ce à quoi il s’était engagé, mais il bonifie la rémunération à ces premiers échelons.

De même, il crée un statut d’enseignant émérite pour certains d’entre eux.

Mais Québec tient à préciser dans la convention collective que la semaine normale de travail est de 40 heures, alors qu’elle est actuellement de 32 heures. Les parties ne s’entendent pas sur cette interprétation à donner à la durée de la semaine normale de travail.

La FAE estime que les conditions pour en venir à une entente avec le gouvernement du Québec d’ici la fin du mois de juin « ne sont tout simplement pas réunies », écrit-elle dans un communiqué.

Ses membres ont l’impression que la COVID-19 est en train de « voler la négociation », rapporte-t-elle.

En conséquence, elle demande au gouvernement Legault de suspendre les négociations jusqu’au 7 septembre.

« Prétendre que la négociation actuelle peut se dérouler comme si de rien n’était, alors que les effets de la pandémie se font durement sentir, serait faire preuve d’aveuglement volontaire », soutient le président de la FAE, Sylvain Mallette.

La FAE représente 45 000 enseignants. La Centrale des syndicats du Québec représente plus de 60 000 enseignants, par sa Fédération des syndicats de l’enseignement.