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Vétusté des écoles de Montréal: «Il y a urgence»

Sur la photo, la présidente de la Commission... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Sur la photo, la présidente de la Commission scolaire de Montréal Catherine Harel-Bourdon (au centre), les députés Alexandre Boulerice (à droite) et Vincent Marissal.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Les écoles publiques montréalaises sont dans un tel état de délabrement qu'il est urgent que le gouvernement caquiste investisse pour les rénover, ont soutenu ce matin des représentants de Québec solidaire, du Nouveau parti démocratique, de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et des parents.

Ils se sont réunis en conférence de presse dans une école du quartier Villeray à Montréal fermée en catastrophe il y a deux ans pour cause de moisissures.

« On est ici pour lancer un appel à l'aide. Il y a urgence. C'est incroyable qu'en 2019, les écoles publiques soient rendues dans un tel état de dégradation, avec des problèmes de santé potentiels pour les enfants, mais aussi pour le personnel », a déclaré Alexandre Boulerice, député de Rosemont-La Petite Patrie pour le Nouveau Parti Démocratique, qui avait répondu à l'invitation du député solidaire Vincent Marissal.

Les efforts consentis au cours des dernières années n'ont pas suffi, a ajouté la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). « Ça fait plusieurs années que je répète qu'il faut doubler les investissements », dit Catherine Harel Bourdon.

Les bâtiments de la CSDM ont une moyenne d'âge de 65 ans. Elle estime que seulement pour l'entretien des écoles de la CSDM, il doubler la somme consentie par le gouvernement, qui est cette année de 50 millions. En rénovations, c'est 100 millions de plus qu'il faudrait investir.

« On est inquiets du budget du 21 mars prochain, dit Catherine Harel Bourdon. On nous dit que l'éducation est une priorité et il va falloir que ça se concrétise financièrement. » La réduction de la taxe scolaire promise ne va pas améliorer les choses, soutient la présidente de la CSDM. « On n'est pas certain que le gouvernement comprend l'ampleur du besoin », dit-elle.

Le ministre confiant de redresser la barre

À peu près au même moment, le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge annonçait que les commissions scolaires de Laval et Marguerite-Bourgeoys allaient se partager 3,5 millions de dollars pour installer des « maisons-classes » d'ici la prochaine rentrée scolaire.

Ces unités sont une « façon créative » de répondre au manque d'espace dans les écoles de ces deux commissions scolaires, dit le ministre.

« Ce n'est pas une solution permanente, ça ne vient pas remplacer des agrandissements et des constructions, mais c'est très beau, lumineux, solide, déplaçable, et on est propriétaires de ça, donc on rentre dans notre argent à l'intérieur de quatre ans », explique Jean-François Roberge.

Il se dit parfaitement conscient de l'état de vétusté dans lequel sont plusieurs écoles montréalaises, qui est selon lui le résultat de 15 années de négligence des précédents gouvernements. Jean-François Roberge se dit « très confiant » que le budget déposé la semaine prochaine corrige la situation.

« À chaque année nos écoles avaient un plus grand déficit d'entretien, le parc-école se détériorait plus vite qu'on le réparait. Ce qu'on veut faire en cours de mandat, c'est arrêter cette courbe infernale et avoir des écoles dont l'état s'améliore à chaque année », dit le ministre Roberge.

Le gouvernement caquiste a une vision à long terme de l'éducation, ajoute le ministre. « On ne pourra pas tout faire à l'an un de notre mandat », précise toutefois Jean-François Roberge.




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