Il s'en faudrait de peu pour qu'on pense qu'il y a un microclimat qui ne touche qu'une petite portion de Drummondville, dans les environs du Collège Saint-Bernard. Les écoles de la région avaient beau être fermées, hier, les élèves du secondaire de cette école privée n'ont pas été exemptés de cours.

Mis à jour le 25 janv. 2019
MARIE-EVE MORASSE LA PRESSE

Hier matin, le message diffusé par l'école était sans équivoque. « Les élèves du secondaire font l'école à la maison. Il s'agit d'un jour 5 ou lundi de la semaine A. »

Certains élèves tiendront peut-être la technologie responsable de ce congé qui leur a échappé. Comme ils disposent tous d'un ordinateur pour leurs études, la direction de l'école a décidé l'an dernier que désormais, même si le transport scolaire était suspendu à cause du mauvais temps, ce n'était pas une raison pour ne pas étudier.

L'école n'est pas techniquement fermée parce qu'elle héberge des élèves qui y sont pensionnaires, mais les élèves du secondaire qui ne peuvent s'y rendre faute de transport doivent suivre leurs cours via une plateforme en ligne.

« Nos enseignants utilisent ces plateformes pour consigner les travaux ou des parties de matières. Nos élèves travaillent déjà avec ces plateformes-là en classe. » - Dominic Guévin, directeur du Collège

Il a donc eu l'idée l'an dernier de se servir de la technologie pour faire disparaître les congés pour cause de tempête pour les élèves du secondaire qui fréquentent son établissement. Ceux-ci suivent leurs cours de leur lit s'ils le désirent, mais ils doivent montrer qu'ils sont présents.

Y a-t-il moyen de feindre qu'on assiste aux cours ? Le directeur de l'école assure que c'est difficile.

« La réceptionniste appelle les parents dont les élèves devaient se connecter et qui ne l'ont pas fait. Ce matin, par exemple, j'ai des parents qui ont appelé pour dire que leur enfant était malade et qu'il ne pourrait pas se connecter. C'est entré dans les moeurs », explique Dominic Guévin.

Déglacer pour bouger

Si certains professeurs se rendent tout de même à l'école pour assurer la surveillance des quelques élèves présents lors des tempêtes, d'autres restent à la maison.

Hier, par exemple, le professeur d'éducation physique pouvait difficilement donner son cours. Il a demandé à ses élèves d'aller... déglacer !

Le directeur du Collège Saint-Bernard affirme que jusqu'ici l'expérience est un succès, si bien qu'il cherche maintenant une façon de l'étendre aux élèves du primaire. Vu l'âge des enfants, c'est plus compliqué, admet-il. « Mais on réfléchit... », conclut Dominic Guévin.