Quand il est question d’égalité des chances à l’école, le Québec a des résultats «lamentables», déplore le Mouvement L’école ensemble, qui a dévoilé ce matin un rapport sur la question.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

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L’an dernier, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a produit un rapport qui estimait que le Canada faisait partie des pays où les iniquités scolaires avaient le moins d’impact sur la réussite des élèves.

C’est complètement l’inverse au Québec, dit aujourd’hui le Mouvement l’école ensemble, qui fait campagne contre la ségrégation scolaire et propose de mettre fin au financement des écoles privées et à la sélection des élèves dans les écoles publiques.

Les données détaillées de l’OCDE obtenues par le Mouvement montrent notamment que les écoles favorisées québécoises n’accueillent que 5,2% d’élèves défavorisés.

Pire, dit le Mouvement, quand ils fréquentent des écoles défavorisées, ces élèves pauvres ont un écart de performance plus grand par rapport aux autres que partout ailleurs au pays.

«Les élèves défavorisés des écoles défavorisés sous-performent beaucoup plus que partout au Canada», dit Stéphane Vigneault, coordonnateur du Mouvement.

«On peut abolir les commissions scolaires, mettre des maternelles 4 ans mur à mur, augmenter le salaire des enseignants, trouver des architectes-vedettes, tout ça ne réglera pas la base, qui est un système d’éducation équitable», poursuit Stéphane Vigneault.

Le Mouvement L’école ensemble en appelle à des changements politiques. «Jamais l’Assemblée nationale n’a voté de loi faisant de la ségrégation scolaire la base de notre système éducatif», lit-on dans le rapport. Il rappelle également que selon l’OCDE, dans les «systèmes d’éducation plus équitables, davantage d’élèves défavorisés sont performants».