Quelque 8000 jeunes de la province pourront s'initier à la programmation dans les prochaines années. L'organisme à but non lucratif Réseau Technoscience s'est attiré la faveur d'Ubisoft, qui lui verse 100 000 $ pour donner des formations dans les écoles, bibliothèques et maisons de jeunes.

Mis à jour le 11 déc. 2018
MARIE-EVE MORASSE LA PRESSE

Mais qu'est-ce que la programmation ? Dans la classe de cinquième année de monsieur Jean-Michel à Montréal-Nord, un élève avait sa petite idée, hier. « Des fois, il y a des erreurs dans les jeux vidéo, il y a des bogues... »

C'était le bon moment pour rapporter les problèmes puisque le PDG d'Ubisoft au Canada (« une sorte de boss d'une compagnie », a expliqué un autre élève) était dans la pièce pour annoncer que l'entreprise de jeux vidéo allait financer l'organisme à but non lucratif Réseau Technoscience, qui fête cette année ses 50 ans.

Les animateurs de l'organisme débarqueront dans plusieurs régions du Québec pour leur apprendre les rudiments du codage informatique à l'aide d'une trousse spécialement conçue pour les enfants.

Dans la classe de l'école Sainte-Gertrude, où l'annonce a été faite, certains ordinateurs semblaient avoir vu passer plusieurs générations d'élèves.

« Ils en ont, ils sont déjà chanceux, dit Marthe Poirier, directrice générale du Réseau Technoscience. C'est vraiment très disparate d'une école à l'autre, mais on a nos appareils, on a nos animateurs, donc on rend la programmation accessible. »

UNE EXPÉRIENCE « ASSEZ AMUSANTE »

Interrompu pendant qu'il classait des morceaux de robot, Khalil Aymen Benarous a qualifié la chose d'« assez amusante ». À la maison, sa soeur, une grande du secondaire, lui a enseigné quelques rudiments de la programmation, « avec des chiffres, le x et le y ».

« Elle m'a dit qu'il fallait comprendre les chiffres et les lettres. Elle a même réussi à faire un gros dessin avec la programmation », a-t-il détaillé, visiblement impressionné.

Un enthousiasme qui n'est pas pour déplaire au PDG des studios canadiens d'Ubisoft. « On veut amener dans les classes des programmes qui vont permettre aux enfants de s'intéresser aux compétences de demain. Il faut créer l'étincelle, l'intérêt pour les sciences, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques », dit Yannis Mallat.