« Nos profs méritent mieux, nos stagiaires aussi », scandaient quelques dizaines d'étudiants au pied du bureau de la ministre de l'Enseignement supérieur, à Montréal, lundi matin.

ALEXIS RIOPEL LA PRESSE

Les étudiants en éducation regroupés au sein de la CRAIES (campagne de revendications et d'actions interuniversitaires pour les étudiantes et les étudiants d'éducation en stage) militent pour l'obtention d'une compensation financière pour le quatrième et dernier stage de leur formation, qui dure une session entière.

« On a l'impression que le gouvernement n'écoute que les médecins, pourtant les étudiants en éducation aussi ont des demandes. La précarité lors du quatrième stage est inacceptable », expliquait à La Presse ce matin Antoine Côté, porte-parole de la CRAIES.

« À l'échelle de la province, 3900 étudiants en enseignement composent à la fois avec des obligations scolaires et professionnelles », affirmait Antoine Crête. Ils doivent non seulement prendre en charge leur classe, avec la correction, la planification et les appels aux parents que cela comporte, mais aussi continuer à répondre à des impératifs académiques, dénonce-t-il lors d'un discours.

« Et pourtant, il y a de l'argent », souligne le porte-parole, faisant référence à la récente annonce d'une hausse de salaire des médecins spécialistes.

« Ce que nous demandons, c'est 576 $ par semaine pour les 3900 stagiaires, ce qui correspond à 20 millions de dollars, ou 0,1 % du budget en éducation. »