La période des impôts pourrait faire très mal aux centres de la petite enfance (CPE) et aux garderies en milieu familial, estime la CSN, selon qui plusieurs parents pourraient décider, à la suite d'un choc tarifaire, de se tourner vers des garderies «commerciales».

Mis à jour le 28 févr. 2016
Jean-François Codère LA PRESSE

Le mouvement a déjà commencé, observe la centrale syndicale. Un recensement réalisé dans le cadre de l'accueil des réfugiés syriens a permis d'identifier 900 places disponibles en milieu familial dans la province. Du côté des CPE, les listes d'attente qui ont déjà tant retenu l'attention n'existent pratiquement plus.

«Ne pas avoir de liste d'attente, c'est du jamais vu», s'exclamait dimanche matin Louise Labrie, présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de Québec-Chaudière-Appalaches.

«Dans ma région, on a même dû organiser des journées portes ouvertes pour quatre CPE, ça aussi c'est du jamais vu.»

Selon la CSN, les modulations et les hausses tarifaires mises en place par le gouvernement de Philippe Couillard se font «au profit du privé, au profit des services commerciaux».

C'est que pour certaines familles, en général dans la classe moyenne, il est devenu avantageux financièrement d'opter pour des services commerciaux que pour les CPE ou les garderies en milieu familial réglementées et à contribution réduite.

La contribution quotidienne plus élevée - jusqu'à 30 $ et plus contre 7,50 $ - est atténuée par un crédit d'impôt versé de façon anticipée chaque mois, explique-t-on. Du côté du réseau public, une contribution additionnelle, dont le montant varie en fonction des revenus du ménage, doit être versée d'un coup, lors du dépôt de la déclaration de revenus.