Le nouveau cours d'histoire du Québec et du Canada devrait s'appuyer davantage sur le «fait national» et «l'histoire sociale» du Québec pour transmettre des connaissances aux jeunes de troisième et quatrième secondaire, selon un rapport commandé par Québec.

Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a présenté le document aujourd'hui à Montréal.

Le programme actuel d'histoire au secondaire, instauré par les libéraux en 2006, avait été vivement critiqué par les associations de professeurs qui attachaient plus d'importance à «l'histoire nationale» du Québec.

Le rapport du comité d'experts leur donne raison. L'ancien programme «avait un effet réducteur sur la compréhension du passé en minimisant la complexité des situations ou les particularités de l'expérience québécoise, y compris sa dimension nationale», écrit-il.

Pour améliorer la situation, le comité propose de placer la «trame nationale» québécoise au coeur du programme.

Le cours «devrait permettre à l'élève d'explorer l'évolution des contours de la communauté politique et de l'idée nationale», propose le comité, ce qui soulèvera «la question sensible de la mise en scène du fait national».

Le rapport nuance toutefois sa proposition.

«Une majorité d'intervenants, y compris ceux qui se réclament d'une sensibilité nationaliste, souhaitent présenter le fait national comme une question ouverte, qu'il est souhaitable d'appréhender par l'entremise des ambiguïtés et des conflits qui ont façonné l'évolution de la communauté politique», écrivent ses auteurs.