Près de 1000 personnes ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal pour la gratuité scolaire et surtout pour dénoncer le Sommet sur l'enseignement supérieur qui se tient lundi et mardi.

Émilie Bilodeau LA PRESSE

Plusieurs protestataires ont affirmé s'être sentis trompés par la première ministre. «On a fait la grève pendant six mois et Pauline Marois a porté le carré rouge pendant une partie de cette grève. Elle disait qu'elle était de notre côté ce qui n'est plus vrai aujourd'hui», a dit Jérémie Barberger, un élève du cégep du Vieux-Montréal.

Son amie Alice Lefèvre qualifie le Sommet de «farce» puisqu'il ne durera que deux jours. «Ils vont discuter des frais, mais le gouvernement a déjà son idée sur le sujet... En plus, l'indexation, c'est une hausse, mais plus subtile.»

Les manifestants se sont rassemblés à la Place Cabot, à l'angle des rues Sainte-Catherine et Atwater. Un peu après 16h30, ils se sont mis en marche vers l'Arsenal, l'endroit où se tient le Sommet sur l'enseignement supérieur.

À l'arrivée des manifestants, plusieurs dizaines de policiers du Service de police de la Ville de Montréal et de la Sûreté du Québec surveillaient l'endroit. Des clôtures métalliques avaient également été installées autour de l'Arsenal pour l'événement. Les manifestants y sont restés pendant un peu moins d'une demi-heure en chantant des slogans avant de reprendre leur chemin.

Vers 18h30, la tension a cependant monté d'un cran sur la rue Sainte-Catherine lorsque des objets ont été lancés en direction des policiers qui suivaient sur le trottoir le déroulement de la manifestation. Ils ont répliqué en chargeant les protestataires, puis en utilisant une grenade assourdissante.

Les manifestants se sont finalement dispersés. Deux personnes ont été arrêtées.