«C'était un manque flagrant de discernement et de jugement». Le président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), Jean-Guy Dagenais, n'a pas du tout apprécié les remarques du ministre de la Sécurité publique, Robert Duti

Mis à jour le 19 nov. 2010
Paul Journet LA PRESSE



L'APPQ réclame une commission d'enquête. Mercredi, M. Dutil a minimisé cette position. «Le seul policier qui a demandé ça, c'est M. Dagenais, le président (de l'APPQ). Point à la ligne», a affirmé le ministre en point de presse.

Ce n'est pas assez?, a demandé un journaliste. «Non, ce n'est pas assez, a-t-il répondu. (...) Si vraiment il y avait une opinion de ce genre-là dans la police, on l'aurait vue d'autre part.»

M. Dagenais assure parler au nom de ses membres. «Quand le ministre parle, est-ce qu'il parle en son nom personnel ou au nom du gouvernement?», ironise-t-il.

«C'est décevant, et c'est même inquiétant, ajoute M. Dagenais. Je ne suis pas surpris qu'il ne comprenne pas l'importance d'une commission d'enquête publique quand il n'est pas capable de comprendre la position de l'APPQ.»

Il répète avoir «beaucoup confiance» en l'opération Marteau. Mais selon lui, en misant seulement sur les enquêtes policières, le gouvernement met trop de pression sur les membres de son syndicat. «Arrêtez de les mettre sous les projecteurs, lance-t-il. Les policiers ne règleront pas tout. Il faut aussi une commission d'enquête.»