Des parents d'élèves de l'école primaire Armand-Racicot, à Longueuil, ont eu toute une surprise, jeudi, lorsque leurs enfants ont rapporté à la maison un tract qui faisait la promotion de la grève sociale.

Gabrielle Duchaine LA PRESSE

Le feuillet, intitulé Dans le mot grève, il y a rêve et décoré du traditionnel carré rouge, provient d'un organisme communautaire local, la maison La Virevolte. Il invitait les jeunes à participer à une grève sociale le mardi 15 mai à Longueuil et à un rassemblement devant les bureaux de la députée libérale Nicole Ménard le même jour, en après-midi, à Saint-Lambert.

«Ma fille était tout à l'envers. Elle avait vu des images de l'émeute à Victoriaville et elle croyait qu'une situation semblable allait se reproduire près de chez nous», raconte la mère d'une élève de cinquième année qui s'est vu remettre le tract à l'heure du midi devant l'école. Plusieurs petits voisins ont rapporté le même papier à la maison, même si la publicité adressée aux enfants de moins de 13 ans est interdite.

«C'est une chose de distribuer des tracts dans un centre commercial; c'en est une autre de se poster devant une école, croit la maman, qui a écrit à la commission scolaire Marie-Victorin (CSMV) pour se plaindre. Ça ne fait qu'exacerber les tensions au sujet de la grève. Tout le monde est tanné.»

Selon une porte-parole de la CSMV, Catherine Giroux, il n'est pas permis de distribuer des documents sur le terrain des écoles. «La directrice de l'école Armand-Racicot a sensibilisé les éducatrices du service de garde, qui sont toujours là avant et après la classe, explique Mme Giroux. Si elle avait été informée de la situation, elle l'aurait stoppée tout de suite.»

À la maison La Virevolte, on assure que les gens chargés de distribuer le tract n'avaient pas reçu le mandat de cibler les écoles. «Peut-être que c'est quelqu'un qui ne faisait que passer par là, dit Julie Leblanc. Je n'ai pas entendu parler de cette histoire.»