L'ex-chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a joué un rôle, en coulisse, dans les négociations pour dénouer le conflit étudiant, a appris La Presse. Une idée qu'il a soumise récemment au président de la FTQ, Michel Arsenault, et au président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, se retrouve dans l'entente de principe intervenue samedi après-midi.

Tommy Chouinard LA PRESSE

C'est son fils, Alexis Duceppe, qui a trouvé l'idée: faire en sorte que les économies dégagées dans la gestion des universités servent à réduire d'autant la facture des étudiants. Rappelons que l'entente de principe prévoit que ces économies éventuelles permettent de diminuer les frais afférents imposés aux étudiants par les universités. Les associations étudiantes font «le pari» que la hausse des droits de scolarité sera totalement «compensée» par une baisse des frais afférents.

Gilles Duceppe avait fait part de cette option à Michel Arsenault et à Léo Bureau-Blouin. C'était avant la rencontre au sommet qui a débuté à 16h vendredi et s'est terminée un peu après 15h samedi. L'idée a fait son chemin au cours du marathon de négociations. Québec avait déjà évalué cette option et a décidé de la retenir, raconte une source proche des négociations.

Pour tenter d'éviter une controverse dans le camp souverainiste, Gilles Duceppe a informé le Parti québécois de sa démarche dans les derniers jours.

Soulignons que les frais afférents varient d'un établissement à l'autre et atteignaient en moyenne 800$. Ils comprennent les frais d'inscription, d'examens, de stages, de services aux étudiants, etc. En 2008, le gouvernement Charest avait adopté un règlement pour imposer des balises aux universités et limiter l'augmentation de ces frais.

Selon l'entente de principe, la hausse des droits de scolarité de 1778$ sur sept ans est maintenue. Les bonifications au régime des prêts et bourses demeurent, tout comme l'instauration, à l'automne 2013, d'un mode de remboursement des dettes d'études proportionnel au revenu.