Quatre-vingt-trois membres de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) ont fait parvenir une lettre au ministre Bernard Drainville afin de plomber la position qui sera exposée par leur syndicat lors de leur présentation devant la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 60.

Publié le 11 févr. 2014
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

«Nous ne pouvons garder le silence alors que notre syndicat prend une position qui n'est peut-être pas celle qui reflète la base», ont-ils écrit. La lettre est une initiative de Tania Longpré, ex-candidate péquiste dans Viau, et d'Yves Martineau, l'un de ses collègues.

La FAE, qui représente 32 000 enseignants, surtout concentrés dans la grande région de Montréal et en Outaouais, a pris position contre la Charte des valeurs après un vote serré tenu en juin dernier - 51% des délégués au congrès souhaitaient  voir le syndicat défendre le «droit acquis» des fonctionnaires à porter des symboles religieux, alors que 49 % s'y opposaient. «C'est avec ce faible résultat que la FAE se permet de se prononcer contre la Charte», dénoncent les signataires de la lettre.

En entrevue téléphonique, Tania Longpré a assuré que la lettre ne faisait que critiquer la façon dont la position a été adoptée. Elle a ajouté que, pour sa part, elle appuyait la Charte des valeurs.