Près d’une vingtaine de médias canadiens s’unissent pour dénoncer la haine, les menaces et le harcèlement en ligne envers les journalistes.

Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse

Même si la critique fait partie intégrante du journalisme et de la démocratie, ce consortium de médias, dont fait partie La Presse, dénonce sans équivoque la haine et le harcèlement envers les professionnels de l’information ou l’incitation à des attaques contre des journalistes qui font leur travail.

Cette cyberintimidation vise particulièrement les femmes et les journalistes issus de la diversité, indique-t-on par communiqué, ce qui « témoigne des motivations des personnes qui adoptent ce comportement. »

« Nous sommes unis pour soutenir nos journalistes et nos salles de rédaction contre ceux qui cherchent à faire taire leurs histoires et à menacer leur sécurité. Ensemble, nous continuerons à plaider pour des réponses à l’échelle de l’industrie afin de mettre fin à ce comportement », ont déclaré conjointement les médias participants.

Menaces

De récents évènements où des journalistes canadiens se sont fait menacer via les réseaux sociaux ont fait réagir.

Twitter avait supprimé le mois dernier une publication du chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier. Il avait alors insulté des journalistes sur les réseaux sociaux et partagé leurs coordonnées.

Les journalistes de CTV News, Global News et du Hill Times avaient questionné le Parti populaire sur son approbation de gestes posés par des groupes nationalistes blancs et sur les craintes des Canadiens racialisés à propos de ce que le parti représente, et s’il tolérait de possibles actes de haine de la part de certains partisans pendant la campagne électorale.

La semaine dernière, la police de Montréal a arrêté un homme de Boisbriand pour harcèlement et menaces envers Patrick Lagacé. Dans une vidéo, l’individu évoquait l’idée de donner une « claque sur la gueule » au chroniqueur et animateur de radio en raison d’un désaccord sur les manifestations anti-mesures sanitaires.

Avec Vincent Larouche et La Presse Canadienne