(Montréal) Alors que des membres du personnel de l’hôpital de Joliette ainsi que des médecins témoigneront cette semaine devant la coroner Me Géhane Kamel, les proches de Joyce Echaquan lancent un « appel au calme et à l’ouverture ».

Fanny Lévesque
Fanny Lévesque La Presse

« Dans les prochains jours, des professionnels de la santé liés de près ou de loin aux évènements témoigneront. Cela risque d’être particulièrement éprouvant », a fait valoir lundi le Conseil de la Nation Atikamekw dans un communiqué.

Le conjoint de la défunte, Carol Dubé, le chef de Manawan, Paul-Émile Ottawa, et le Grand Chef de la Nation Atikamekw, Constant Awashish, ont appelé « au calme et à l’ouverture pour la semaine à venir afin de permettre à tous les témoins d’apporter un éclairage sur ce qui est survenu à Joliette ».

Des infirmières et des médecins de l’hôpital de Joliette, là où est morte Joyce Echaquan, doivent témoigner lundi à l’enquête publique du coroner. Les quatre jours d’audiences prévus cette semaine sont par ailleurs dédiés aux témoignages de personnel soignant.

Jeudi et vendredi, des proches endeuillés ont livré de poignants témoignages devant la coroner. Les audiences doivent se poursuivre jusqu’au 2 juin.

La mère de famille autochtone avait été admise dans cet hôpital le 26 septembre 2020 pour des douleurs au ventre et y est morte deux jours plus tard, après avoir subi des insultes dégradantes de la part de deux employées. Mais peu avant son décès, la femme de 37 ans s’était filmée de son lit d’hôpital avec son téléphone cellulaire.

-Avec La Presse Canadienne