(Québec) La CSQ brandit la menace d’une grève de la part de ses 200 000 membres, dont des enseignants, devant une « impasse » dans les négociations avec le gouvernement Legault pour le renouvellement des conventions collectives.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Par voie de communiqué vendredi, la centrale syndicale annonce que les représentants de son conseil général des négociations ont voté en faveur de la recherche d’un mandat de grève.

D’ici la fin janvier, les syndicats locaux proposeront donc à leurs membres lors d’assemblées générales de se prononcer sur « des mandats de grève pouvant aller jusqu’à l’équivalent de cinq jours ».

La CSQ soutient que « l’absence totale de volonté du gouvernement de François Legault de déposer des offres pouvant améliorer significativement les conditions de travail du personnel en éducation, en santé et en enseignement supérieur l’oblige à aller de l’avant ». La présidente Sonia Ethier reproche au gouvernement de refuser de revoir son cadre financier.

La recherche des mandats de grève pourrait être interrompue s’il y a un développement important dans les négociations au cours des prochaines semaines.

Dans son offre à l’ensemble de ses 500 000 employés, Québec propose des hausses salariales de 5 % sur trois ans. Il ajoute des montants forfaitaires représentant 1 % pour deux années (donc 1000 $ en moyenne par employé environ). « À cela s’ajoutent des bonifications récurrentes de 1,20 % afin de mettre en œuvre des engagements visant certains groupes d’employés tels que les préposés aux bénéficiaires, les enseignants et les infirmières, et des marges de manœuvre sectorielles pour l’organisation du travail », ajoute le gouvernement dans sa mise à jour économique du 12 novembre. Il dit faire un « effort total » de 8,2 % en trois ans.

De son côté, la CSQ demande des hausses salariales de 6 % en trois ans. Elle veut également des gains sectoriels pour ses membres, donc des mesures pour améliorer les conditions de travail, représentant 3 %.

Cette annonce de la CSQ survient une semaine après le rejet, par des délégués syndicaux de la FIQ, d’une entente de principe que leurs représentants venaient de conclure avec le gouvernement.